J’ai peur de faire l’amour à ma copine à cause des souvenirs de mes anciennes expériences sexuelles…


Bonjour je vous explique mon soucis … depuis tte ma vie jai été en couple avec des filles .. eut des relations sexuelles avec que des femmes … et depuis 2015 je me suis séparé de ma compagne .. qui me.denigrait bcp .. et qui était très autoritaire et me faisait culpabilisait sur tout … cela ma détruit intérieurement..

Je me suis retrouve seul sans ami bcp moin de plan cul a partir de 2017 alors que de 2015 a 2017 je nai jamais eu de soucis …bcp de plans cul femmes j’adorais ça.. je nai jamais eu de vue sur des hommes … ni avant ni pendant mon enfance ni maintenant et je pense pas plus tard non plus …

Depuis 2017 je culpabilisais bcp en me répétant sans cesse que javais rate ma vie et javais besoin constamment de mauto punir …comment ? Je ne savais pas vraiment ..

Jai découvert les dominatrices et les transsexuels… et javais ce besoin de me faire punir… ce besoin de soumission .. malheureusement jai eu recours à une 15ene de trans en étant que passif .. or je répète que je ne sortirais jamais avec une personne trans ni un hommes et ne ressent aucunement le besoin ni le désir de les embrasser les câliner ni même de coucher avec des trans ou hommes ..ils ne me dégoûtent pas mais ce nest pas mon truc ..or jai eu recourt a ces transexuelles devenu femme avec leur ..truc en plus pour pouvoir entre guillemet me punir et dans ma tête ça sonnait comme … “tu as la vie que tu mérites bien fait pour toi ..” mais une fois que la séance était fini je me degoutais … malheureusement jy ai pris du plaisir car comme on sait le point G de lhomme est par-derrière..

Et pendant un certain temps cela ne me posait plus de soucis et jai voulu le refaire une fois en étant dominant aveccun transexuelle de manière à me dire..j’inverse les rôles cest a moi de reprendre ce qui est a moi ..

Mais malheureusement comme je ne trouvais pas de copine je retombais dans les travers … moin qu’avant car je me contrôlais mais javais besoin de me faire punir ou quil m’arrive quelque chose de mauvais .

Depuis 1 mois je suis en couple avec la personne que jai tjr rêvée être attentionnée.. gentille belle ..jai coucher 2 3 fois avec elle ce qui était très bien ..mais depuis 2 semaines jai eu comme une dépression comme si javais du dégoût de tt ce que javais fait avec ces transexuelles … le fait davoir perdu ma virilité ou mon étiquette d’hétéros..quelle ne me voit plus comme son homme a elle et que lon m’avait volé quelque chose en allant voir ses trans …

Je sais que par malheur si je dois me retrouver seul je ne retournerais plus pour me faire punir … cela me manque aucunement ce jetais pas mon fantasme mais jy ai pris du plaisir malheureusement car le point g était stimulé .. alors que je ne trouvais pas de plaisir a voir un pénis… ou des traits masculins ..

Je comprends pas ce qui m’arrive je vois une psy mais depuis 2 semaines seulement j’aimerais avoir votre avis .. je ne me vois pas comme un bi ni un homo malgres que jai kkun de ma famille qui est homo mais je ne ressent aucun désir a voir un homme nu ni den embrasser un et je nai ni l’envie ni le besoin dun homme je suis attiré par ma compagne et je me suis tjr retourné sur les filles ..enfin voila si javais eu ds vus ou de l’attirance plus tôt ou même depuis ces 5 derniers années jaurais avoue avoir eu de l’attirance mais ce nest pas le cas je ressens rien en voyant un homme ou un transexuelle ..

Et depuis 1 mois sexuellement jai peur de faire l’amour ave ma copine comme si je me refusais ce plaisir que je ne le méritais pas ..

Et jai mme du mal a avoir es érections seul ou avec elle ..quest ce quil m’arrive pk ces flash reviennent et me hantent alors quils me dégoûtent…? Alors que je désire ma copine plus que tout …jai envie de lui faire lamour mais il y a ce blocage ces images et ce degout de tt ce que jai fait avant ..Aidez moi comment retrouver mon apetir sexuel avec ma copine d’autant plus que 2 mois auparavant javais des plans culs femmes et javais aucun soucis a avoir des érections mais jai remarqué que jai besoin de toucher la fille .. sentir quelle aime.ce que je lui fait .. toucher ses organes sa peau pour avoir une érection alors que 5 ans auparavant avant tt ces expériences je bandais plus facilement pour rien .. aidez moi svp ..

William

Bonjour William!

Je tiens à te remercier pour la confiance que tu portes envers AlterHéros. Il n’est pas toujours évident d’adresser des questionnements concernant notre sexualité, surtout lorsqu’on ressent différentes émotions qui nous bloquent à pouvoir en parler librement. Je tiens donc à te féliciter d’avoir pris l’énergie de nous écrire ta situation. J’espère que le simple fait de nous avoir verbalisé tout cela t’a également aidé à voir la situation un peu plus claire.

Si je comprends bien cette dite situation, tu as rencontré une fille extraordinaire récemment et tu aimerais pouvoir te lancer à 100% dans cette relation et la sexualité qu’elle peut impliquer sans pour autant que tes expériences du passé avec des femmes trans et/ou dominatrices ne refassent surface. Tu crains également que la perception de ta partenaire à ton égard risque d’être négativement teintée si elle devait apprendre ces éléments de ton passé. Tu nommes notamment cette crainte d’être considéré moins viril ou moins hétéro. D’ailleurs, je tiens à te féliciter d’avoir mis fin à la relation avec cette femme en 2015. Il est tout à ton honneur d’avoir opté pour ton bien-être d’abord et avant tout. Il peut s’agir d’une longue route pour se guérir de ce type de blessures relationnelles, mais tu me vois rassuré de savoir que tu as déjà l’occasion d’en discuter avec une thérapeute.

 

D’abord, j’ai quelques notions et définitions à te partager afin de pouvoir répondre proprement à ta question.

 

Personnes trans

Une personne trans est une personne dont l’identité de genre ne correspond pas à son genre assigné à la naissance. Le terme trans est donc un adjectif (et non pas un nom) et on devrait également laisser les personnes trans elles-mêmes définir si elles sont confortables d’utiliser le terme transsexuel.le pour les désigner. D’ailleurs, le terme transsexuel réfère à une personne trans ayant eu recours à une chirurgie affirmative de genre au niveau des organes génitaux. Or, puisqu’il est généralement peu poli de demander aux personnes le contenu de leur sous-vêtements, l’usage de l’adjectif trans est hautement suffisamment pour adresser les diverses expériences et corporalités des personnes trans et non-binaires. Une femme trans, qu’elle ait un pénis ou non, qu’elle ait eu recours à une vaginoplastie ou non, demeure une femme. Vous avez donc eu des relations sexuelles qu’avec des femmes tout au long de votre vie. Est-ce que cela vous rassure dans la définition de votre propre orientation sexuelle?

Pour citer cette ancienne réponse : «Lorsque nous nous interrogeons sur quelles sont les représentations positives des personnes trans dans la sphère publique ou dans les médias, on s’aperçoit qu’elles sont malheureusement souvent représentées uniquement sous une forme de fétichisation sexuelle via la pornographie. La fétichisation, c’est le fait de réduire les corps de personnes trans uniquement à un objet d’excitation. La pornographie met souvent en scène des femmes trans ou des hommes trans n’ayant pas eu d’opération au niveau des organes génitaux. Toutefois, il existe une multiplicité d’expériences et de trajectoires vécues par les personnes trans. Chaque personne trans, qu’elle s’identifie comme homme, comme femme ou comme non-binaire est ainsi unique et il est extrêmement problématique de les définir uniquement par rapport à leurs caractéristiques génitales. Une prudence que l’industrie de la pornographie n’applique pas en représentant les personnes trans de façon uniforme avec exactement les mêmes caractéristiques corporelles.»

 

L’orientation sexuelle

Pour citer ma collègue Marion, «L’orientation sexuelle se décline en trois aspects : les désirs, les comportements et l’identité. Les désirs, ce sont nos attirances et envers qui elles se déclarent (est-ce qu’on est plutôt attiré par tel ou tel type de corps, tel ou tel type de personne, qui on aurait envie d’embrasser, etc.). Les comportements, ce sont les actions que l’on pose réellement, à l’inverse des désirs qui renvoient à l’imaginaire (ex : avoir embrassé notre amie, avoir eu une relation sexuelle avec un homme, avoir regardé les fesses d’une personne dans la rue). Finalement, l’identité, c’est l’appropriation et le choix de mots pour se décrire par rapport à notre identité sexuelle (hétéro, lesbienne, pansexuel.le, etc.).» Certains hommes, par exemple, qui auraient des désirs invariablement de l’identité de genre des personnes qui l’intéressent, mais n’avoir eu des expériences sexuelles qu’avec d’autres femmes (trans ou cisgenre – dont l’identité de genre correspond au genre assigné à la naissance), pourraient se définir comme hétérosexuels (se basant plutôt sur leurs comportements) ou comme pansexuelles (se basant davantage sur leurs désirs) ou même d’autres termes s’ils lui conviennent mieux! L’identité, c’est vraiment propre à chaque personne, sa façon de se percevoir et son sentiment d’appartenance à une orientation sexuelle plutôt qu’une autre. Ainsi, tu as entièrement l’autonomie de déterminer quel(s) aspect(s) de l’orientation sexuelle tu souhaites privilégier pour définir ton orientation sexuelle. De plus, pour citer cette réponse de ma collègue Juliette : «J’aimerais ici faire une petite distinction entre l’orientation sexuelle ou romantique et les pratiques sexuelles. Les orientations désignent avec qui on a envie de faire l’amour ou d’être en relation amoureuse alors que les pratiques sexuelle sont des actes, des rôles, des comportements qui ont pour but de nous apporter du plaisir. Ces deux réalités sont indépendantes et c’est la beauté de la chose : n’importe qui, peu importe son genre ou son orientation a la capacité de retirer du plaisir de n’importe quelle pratique ! Il est donc tout à fait possible de n’être attiré que par les femmes comme tu le mentionnes dans ta question et vouloir expérimenter des pratiques comme la pénétration ou être dans un rôle sexuel plus réceptif ou ”soumis”.» À la lumière de toutes ces informations, rien ne m’indique que ton hétérosexualité est remise en doute.

 

Les pratiques sexuelles de soumission et pénétration anale

Les raisons qui motivent les personnes à pratiquer ce type de pratiques sexuelles de soumission sont très (très!) variées. Parfois, ce type de pratiques peut provoquer une dose d’endorphine naturelle qui peut parfois durer pendant des heures. Certain.e.s y voient même une façon de contrôler leur anxiété et de mettre leur cerveau sur neutre pendant quelques temps. D’autres prennent plaisir à l’humiliation (toujours avec consentement), leur permettant de vivre une gamme d’émotions jugées comme exutoires, ou du moins positives! Mais chaque expérience est très subjective et personnelle à chacun.e ! Bref, il n’y a absolument rien d’anormal dans le fait d’avoir apprécié, dans le passé, ce type de pratiques. Cela répondait même à un besoin, ici et maintenant, dont tu avais manifestement envie. Et c’est très très très correct! De plus, tu as entièrement raison de nommer le plaisir important ressenti par diverses pratiques de pénétration anale. La prostate étant effectivement un point très sensible de notre corps, il est tout à fait respectable de désirer rechercher différentes gammes de plaisir. De plus, le fait d’apprécier la sexualité anale ne fait d’aucun garçon des personnes moins viriles ou moins hétéro. Les pratiques sexuelles ne sont pas liées à une orientation sexuelle précise et le fait d’apprécier la sexualité anale signifie simplement que tu connais ton corps et sais comment te procurer du plaisir. Cela peut même être un ajout intéressant à proposer à ton amoureuse du moment. Il y a plusieurs différentes façons que ta partenaire peut te pénétrer analement si c’est quelque chose dont vous souhaiterez, que ce soit avec les doigts, un strap-on ou différents jouets sexuels. Tu peux être surpris de savoir le nombre de femmes qui sont intéressées à stimuler la prostate de leurs partenaires! Ces différentes réponses ci-dessous explorent davantage cette dimension :

J’ai envie qu’une femme puisse me pénétrer, pourtant je ne suis pas attiré par les hommes.

J’ai le fantasme d’être soumis, mais je n’ose pas en parler à ma copine…

 

Les érections 

Je comprends que tu expérimentes des difficultés à avoir une érection depuis quelques semaines, notamment en raison de blocage associé à des souvenirs de tes expériences sexuelles avec ces femmes trans et/ou dominatrices. Comme l’explique ma collègue Alexanne dans cette réponse, il y a trois grandes catégories de facteurs qui influencent l’érection: les facteurs physiques, psychologiques et sociaux. Puisque je ne suis médecin, je m’attarderai aux facteurs psychologiques et sociaux. La suite de ce paragraphe s’inspire grandement de la réponse de ma collègue Marie-Édith au sujet des difficultés d’érection à la suite d’une expérience sexuelle.

Il semble que tes soucis d’érection ont débuté une fois en relation amoureuse avec cette partenaire, de part le stress associé aux expériences sexuelles de soumission du passé. Quelle est la signification que tu donnes à ces événements? Comment te sens-tu lorsque tu y repenses? Es-tu satisfait, fier, heureux, ou au contraire, honteux, triste ou en colère et déçu? Il se peut que ces souvenirs t’amènent toute une diversité d’émotions, de sensations et de sentiments – à toi de voir si cette expérience, globalement, t’apporte maintenant davantage d’éléments positifs ou négatifs, en rétrospective. Toutefois, il peut être intéressant, si tu le veux, de nommer ces divers sentiments auprès de ta partenaire. Parfois, le simple fait de nommer les choses nous permet de cesser d’être dans la projection… et du même coup, de sortir un peu de notre tête et de nous laisser emporter par le moment présent.
Ma collègue Alexanne mentionne aussi deux types de difficultés érectiles : situationnelles ou générales. Dans ton cas, comme il t’est parfois possible d’obtenir une érection, nous pouvons en conclure qu’il s’agit d’une difficulté situationnelle (qui émerge dans certaines situations particulières et non présente en tout temps), qui se produit lorsque tu réfléchis à tes antécédents sexuels.
Je te propose de lire cet article de la sexologue Julie-Édith Gauthier: Surmonter l’anxiété de performance au lit. Lorsqu’on est angoissé.e par ses fonctions sexuelles, il est plus difficile de devenir excité.e et d’obtenir une érection. Il s’agit d’un véritable cercle vicieux : pas d’érection = davantage de stress = encore moins de possibilités d’érection. C’est un peu comme lorsqu’on souhaite vraiment s’endormir et qu’on stresse parce qu’on ne dort pas : cela amoindrit nos chances de trouver le sommeil !
Que faire dans cette situation? Je te propose deux choses : d’abord, analyser en quoi ces expériences qui semblent avoir marqué un tournant dans ta vie sexuelle a eu un impact sur toi, entre autres ce qu’elles t’ont fait ressentir et ta perception de toi-même face à cette expérience (avant, pendant et après). Es-tu, face à cette expérience et à tes découvertes, en position d’ouverture? De honte? Toujours en réflexion? Une des pistes de réflexion pour pouvoir vaincre ces différentes anxiétés liées à ces expériences du passé est de considérer ces expériences de façon positive, comme ayant contribué à un besoin contextualisé, t’ayant même permis de découvrir des nouvelles facettes de la sexualité et s’ajoutant maintenant à ton grand bagage expérimentiel en termes de sexualité. Grosso modo, il s’agit d’un grand défi ici, mais je t’invite à analyser ces expériences d’un point de vue positif plutôt que dans une perspective de honte. Tu n’as rien fait de mal et tu n’as rien fait qui remettait en question ton identité, ton orientation sexuelle ou même ta masculinité.
Ensuite, il faut voir comment ces expériences peuvent influencer ta sexualité aujourd’hui, maintenant. Quels apprentissages peux-tu nommer de ces expériences? Serais-tu intéressé à partager ces histoires avec ta partenaire? Discuter de nos antécédents sexuels peut être une belle façon d’apprendre à se connaître, mais également d’explorer de nouveaux jeux sexuels et de construire une confiance mutuelle.
Finalement, mon astuce personnel concernant les érections est l’utilisation de jouets sexuels, plus précisément de cockring (anneau pénien), qui permet d’obtenir et conserver plus longtemps une érection. Parfois, c’est le petit coup de pouce psychologique à faire taire notre anxiété de performance et à obtenir ou conserver une érection plus longtemps! Par ailleurs, cela peut être plutôt sexy sur un pénis! Pour lire ma réponse complète à ce sujet, tu n’as qu’à cliquer ici.

Masculinité, hétérosexualité & virilité

Puis, tu sembles très anxieux à l’idée que ta copine change de regard sur toi, sur ton identité et ta masculinité. Or, j’aimerais t’inviter à réfléchir sur ce que cela représente, pour toi, d’être considéré comme viril, masculin et hétéro? Je crois avoir exploré suffisamment la question de l’orientation sexuelle, mais je tiens à te rappeler que l’ensemble des orientations sexuelles sont tout autant valides les unes que les autres. Et peu importe notre orientation sexuelle, on est aussi libre d’exprimer notre propre définition de la masculinité. Pour citer cette réponse de maon stagiaire, Maxime : «Si tu me permets, j’aimerais te parler de masculinité “hégémonique”, c’est-à-dire des standards de masculinité idéalisés et glorifiés dans notre société. Ces standards incluent la virilité, la performance sexuelle, le succès, l’autorité, la force, l’agressivité, le rejet des émotions et de ce qui est jugé comme féminin. Est-ce qu’il s’agit de traits qui trouvent un écho particulier chez toi ou parmi ton entourage? Ces normes ne sont pas toujours atteignables et essayer d’y arriver peut avoir des conséquences graves sur ta santé et ton bien-être. Il existe plein d’autres formes de masculinité possibles et plus saines. Reconstruire ou redéfinir son identité, son rapport à la masculinité et à la sexualité prend du temps et des efforts, mais les résultats en valent la peine, pour soi et pour notre entourage.» Bref, ceci n’est qu’une invitation à poursuivre la réflexion sur ce que tu considères important au sujet de la masculinité, de la virilité et de ton hétérosexualité. Je tiens à rappeler qu’aucune de tes expériences sexuelles du passé n’a d’impact sur ces différents éléments. Que tu demeures tout autant masculin, viril ou hétéro. Que des hommes virils peuvent apprécier être sodomisés, que des hommes hétérosexuels sont libre d’aimer et de coucher avec des femmes, cis ou trans, tant que le consentement est respecté de par et d’autre, que la virilité est parfois beaucoup moins séductrice que la sensibilité, le sens de la communication et le respect des limites des autres… Et que finalement, tous ces standards soi-disant masculins peuvent être bien anxiogène…! Et donc que ces standards -non nécessaires- peuvent également avoir un impact sur nos érections… 😉

 

En guise de conclusion…

Pour conclure, tu répète que tu ne voudrais jamais sortir avec une personne trans. À ce sujet, j’aimerais citer cet extrait d’une ancienne réponse : «je t’invite à prendre le temps d’explorer et de demeurer à l’écoute de tes désirs et tes attirances, à la fois sexuelles et romantiques. Sache que c’est correct d’être physiquement attiré par une diversité de genres et de corps, que ce soit envers des hommes cis ou trans, femmes cis ou trans. Conséquemment, il n’y a aucun problème à ressentir une attirance envers des femmes trans, mais il est important de ne pas les réduire uniquement à un objet sexuel. Ainsi, si un jour tu rencontres une fille qui te plaît beaucoup et que si cette dernière, suite à la confiance qu’elle t’accorde, décide de te dévoiler qu’elle est une fille trans, débute d’abord par la remercier pour la confiance qu’elle te porte. Il n’est pas toujours évident de dévoiler cette partie intime de notre vie! Le fait d’avoir une relation amoureuse ou sexuelle avec une femme trans ne remet pas non plus ton orientation sexuelle en question. Une femme trans est tout autant une femme qu’une femme cisgenre peut l’être. Cependant, rappelons-nous qu’il est inapproprié de poser des questions aux gens (trans ou non!) au sujet de leurs organes génitaux. Je suis persuadé que tu n’aimerais pas beaucoup que quelqu’un te pose des questions indiscrètes à propos de ce qui se trouve dans tes sous-vêtements! C’est la même chose pour les femmes trans. Aussi, il serait dommage et surtout réducteur d’aimer une personne plus particulièrement pour son pénis ou sa vulve aussi, n’est-ce pas? »

Avec toutes ces nouvelles informations en main, je te souhaite de super belles réflexions. Et qui sait, peut-être que le tout se traduira par des discussions enrichissantes et constructives entre ta partenaire et toi. 🙂

Je t’encourage à nous écrire à nouveau si tu en ressens le besoin.

Cordialement,

Guillaume, pour AlterHéros


About Guillaume Perrier

Parcours universitaire en Développement social à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Guillaume (il/lui) est passionné par la représentation de la diversité sexuelle et de la pluralité de genre en contexte de ruralité. Militant de défense de droits des travailleurs et travailleuses du sexe et de prévention VIH, il adore également déposer ses orteils dans l'eau salée du fleuve et passer des heures sous ses couvertures à chaque matin.

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