Elizabeth Parenteau


About Elizabeth Parenteau

Elizabeth Parenteau est une étudiante à la maîtrise en sexologie à l’Université du Québec à Montréal qui s’intéresse aux enjeux vécus par les personnes trans dans leur quotidien. Dans le cadre de son baccalauréat en sexologie, elle a effectué un stage à IRIS Estrie auprès de la communauté trans. Elle a aussi participé au Camp Sexo, organisé par l’Université de Sherbrooke, afin de sensibiliser les étudiants en médecine sur divers sujets en lien avec la sexualité humaine. Elizabeth s’intéresse particulièrement à la santé sexuelle et à la communauté trans et est passionnée de vélo.


Connaissez-vous des ressources en Côte d’Ivoire pour les personnes LGBTQ?

salut je contacte pour des renseignement . est ce que vous pouvez me contacté? sujet : ma sœur est lesbienne vivant en Afrique. elle fait face a beaucoup de difficulté et discrimination ... ma question est avez vous communauté en cote d'ivoire ou elle pourrait se référée pour avoir du soutient ? s'il vous plait contacté moi . merci





Mon fils de 12 ans m’a annoncé qu’il est gay. ...

Bonjour Mon fils vient d’avoir 12 ans et m’annonce qu’il est gay. Il est attiré par un autre garçon de son âge. Il n’est pas encore pubère et je me demande comment l’accompagner au mieux. Faut il que je prenne au premier degré son annonce ou que je l’invite à faire ses expériences sans se bloquer dans une identité qu’il est sans doute trop tôt de définir de manière définitive. À cet âge, une orientation sexuelle peut elle déjà être définie dans qu’il ait eu de passage à l’acte? Je voudrais qu’il puisse être le plus épanoui possible qu’elle que soit son orientation et l’accompagner au mieux dans sa recherche identitaire. Merci! Hannah


J’ai peur d’entamer une transition vers un genre non-binaire féminin.

Bonjour, je m'appelle Sam et j'ai 29ans, bientôt 30. J'ai été assignée garçon à la naissance. Je vous contacte car j'ai de plus en plus de doute sur mon identité de genre, et je ne pense pas avoir trouvé de réponse ici. Mon cas, semble relativement rare et trouble mes choix. Je vais tenter de faire un résumé le plus concis possible ! Dans mon enfance j'avais une enfance de genre "normale". J'ai grandi dans une famille riche en problèmes psychiatriques. Ce qui a clairement eu un impact sur ma vie au point d'être reconnue handicapée, ce qui m'empêche de travailler. Durant les débuts de mon adolescence il m’arrivait de me travestir en cachette, jusqu’au jour où je me suis faite surprendre par ma mère. Cela m’a été traumatisant : “Si tu fais encore ça je le dis à ta soeur !”. Morte de honte j’ai promis que je ne le ferais plus. Et c’est resté en dormance. J’ai grandi dans une parfaite cis-identité vis à vis de moi même et des autres. Un seul point un tant soit peu “connoté” : très rapidement j’ai éprouvé un véritable dégoût pour mes poils et très rapidement je me suis rasée les parties génitales. Durant le collège, on m’a souvent insultée de “pédé” et autre “gay”, certainement par ma douceur, mon moi qui commençait à éclore. C’était très très dur à vivre et j’ai vécu du coup mon adolescence en tant que “je suis certain d’être à 2000% hétéro !”. A mes 17ans j’ai vécu un traumatisme (aggression) que j’ai très mal vécu, c’est à partir de ce moment là que mes troubles psy sont pleinement sortis au grand jour, m’amènant à une tentative de suicide et à une médication (qui est toujours d’actualité 12ans plus tard). C’est bien des années plus tard que j’ai été diagnostiquée à l’hopital d’un sévère trouble de la personalité de type “Borderline” et dépressive. Puis un jour, consultant de la pornographie, je suis tombée sur le cas des “shemales”. Et au bout de quelques semaines j’ai commencé à me poser des questions (je tiens à préciser que mes propos sont ceux de l’époque, sans toute la connaissance sur la transphobie, la fétichisation des corps etc..) : “Bon t’es hétéro Samuel, les filles sont super mignonnes mais bon quand même, elles ont une bite quoi, c’est pas très hétéro tout ça..” Au bout de quelques semaines, après m’être envisagée bi, j’ai commencé à me projeter sur ces corps, souhaitant (l’excitation aidant) être littéralement à leur place. Les mois ont passé et j’ai commencé à me travestir, à en faire des vidéos et à sortir du placard envers certains proches et la famille (en tant que “bi/éfféminé voir plus”). Ce fût très problématique et je me souviens d’un moment de crise où j’ai dit à ma soeur que “je savais pas pourquoi je me filmais en fille, je sais pas je me verrais bien prendre des hormones pour être comme elles”. Sa réaction m’a perturbé : entre dégoût, peur et incompréhension : “Nan mais Samuel ! Tu t’entends ? Tu peux pas faire ça ! Nan mais quand même ! Tu peux être éfféminé mais pas ça...”. Et pof. On referme le couvercle… Nous sommes alors en 2010/2011 Quelques temps après j’ai changé de traitement et c’est BIEN des années après que j’ai compris que ce traitement abaissait considérablement ma libido. “Etrangement” durant cette période, je me suis rangée, je suis un garçon coquet, féminin, doux etc… Je comparais souvent ça a un barrage, tant d’années à retenir ma féminité, et en 2010 le barrage pète et fait un tsunami de féminité qui “biaise” mon jugement avant de faire un nouveau lit de rivière plus féminin mais plus résonnable. Et j’ai progressivement accepté intérieurement ma liberté sexuelle : femme, homme, trans etc… Ma santé psychologique se dégrandant fortement, en Mars 2019 (peu de temps après avoir enfin mon propre chez moi [sans emploi c’est pas évident]) je change de traitement après près de dix ans sur l’ancien. ET LA BAAAM ! C’est là que j’ai compris l’effet castrateur de l’ancien. Très vite, je me retrouve à avoir des papillons dans le ventre, à me masturber jusqu’à 4 fois par jours, à ne penser plus qu’à ça, à oser des choses : ENFIN rejoindre de VRAIES personnes dans la vraie vie du milieu BDSM. Heureusement ça s’est un calmé, du moins j’ai appris à gérer toutes ces nouvelles sensations. Puis… Tiens j’ai envie de sortir cette jupette du placard que j’avais acheté en 2010.. J’ai commencer à me reféminiser chez moi. Puis chez moi avec des amis, puis devant mes voisins, puis dehors, puis au magasin… J’ai ressenti un immense besoin de me féminiser : au début je me rasais que le torse, puis je choisissais avec soin mes vêtements pour avoir un genre ambigü, puis je me suis mise à me raser les jambes. La barbe ? Boah je pense être non binaire et puis elle me va bien la barbe d’une semaine ! Puis de 4 jours… Puis 2… Puis rien. Maintenant quand je me vois pas rasée, je me sens sale, tel un blob agenre. Il en va de même pour le corps. Si bien est que je repousse mes sorties en courses parce que j’ai de la barbe et que j’ai pas la force de la raser. Ou de décliner une soirée entre amis alors que j’ai envie d’être apprêtée mais que je n’ai pas la force de passer 1h à tout raser et que je me sens mal comme ça, souillonne. Puis, avec mes amis très queer, j’ai commencé à me genrer au féminin en Mai, et j’ai pas arrêté depuis. Puis j’ai commencer à me dire, si je suis non binaire c’est qu’en fait je suis déjà trans d’une certaine manière. Puis je me suis dit : “Peut-être ?...”. Actuellement j’en suis au stade où je pense très régulièrement à m’hormonner, puis à changer d’avis : c’est très en lien avec mon trouble de la personnalité, si je suis épuisée, pas rasée, pas mignonne j’ai tendance à me convaincre que “c’est pas pour moi, je suis juste un sale blob, tu te vois hormonée ? Tu te vois avec une petite poitrine ?”. Je suis très influançable envers moi-même. Surtout dans la prise de décision simple. Alors les grandes décisions... Le problème étant que j’ai un genre assez peu commode, ce qui m’effraie dans le fait de transitionner c’est de ne pas respecter un “cahier des charges” trop représenté dans la communauté trans (attention je carricature fortement pour accentuer le trais, mais je ne blâme personne, je ne m’y retrouve juste pas) : Quand on devient trans on veut avec de longs cheveux blond, être super maquillée, mettre de superbes robes etc… Un peu comme si on cherche à prouver : “Regardez je suis une fille ! Une vraie ! Regardez je fais ce que la société attend de moi !”. Quand je croise des personnes trans, des “trap” ou des travestis très androgyne, j’ai toujours un pincement au coeur, de ne pas pouvoir ressembler à ça, qui arrive à se rendre tellement mignonnes. Hors moi ça m’éffraie et c’est pas mon cas. Je suis à la limite des genres, mais je pense (et j’en doute plus ou moins malheuresement) plus fille qu’homme. A vrai dire, je ne me suis plus genrée au féminin depuis Avril 2019. Si je transitionne c’est pour être “une belle fille garçonne”, avec son sweat à capuche métal, son petit maquillage discret et puis de temps en temps être mignonne en mettant cette jupette que j’adore tant ou me faire sexy avec ces bas lors d’une soirée. Mes organes génitaux ne me gènent pas (et a vrai dire je trouve ça plus sympa pour “s’amuser” ;) ), mais ma testostéronne oui, mes poils oui, ma barbe oui, mon visage “de sale mec” oui, de me faire mégenrer au magasin, alors que je me suis faite ultra féminine geekette gothique en jupette et maquillée : OUI. J’en suis à penser à une opération pour une ablation des testicules pour les remplacer par des prothèses (car oui ce qui compose mon sexe est plutôt mignon) pour ne plus avoir cette fichue testostérone et avoir mon corps qui se féminise (avec les hormones). La poitrine ? Je sais pas, je dirais pas non pour un petit bonnet A, et si vraiment mon nouveau corps me plait mais que mes seins deviennent “encombrants” ou que ça ne me plait pas, on peut toujours envisager une mamectomie. Alors oui, je sais, je suis dans le BDSM, je suis très fétichiste de la féminisation, de l’inversement des rôles, des vêtements sexy féminins. En somme très “kinky” (Je suis pansexuelles/skoliosexuelle) dans mes pratiques, mais j’ai l’impression qu’il y a plus que ça. Car la souffrance de pas pouvoir être aussi “féminine” que j’aimerais être semble être plus profonde, plus ancrée qu’une simple pulsion sexuelle. Je pense (quand je suis dans mes “bonnes phases”) de plus en plus à la prise d’hormones et de transitionner pour devenir cette belle fille non binaire. Si 0 était Sylvester Stallone, 50 agenre/non binaire et 100 Barbie je me sens 55/60. Certes c’est pas “très fille dans mon genre”, mais c’est quand même fille au final, bien plus que garçon. C’est pourquoi, à 4h30 du matin je vous écris désespérément pour essayer d’y voir un peu plus clair, entre mon parcours, mon histoire, mes troubles psychologiques et mes pratiques BDSM pour essayer de comprendre vers où me tourner, si je devrais “oser sauter le pas” (prise de décision avec mon trouble borderline qui est TRES difficile et me pousse à me persuader à faire machine arrière)… Ma soeurs, mes amis (que j’ai nettoyé du coup après m’être outée de nouveau face aux réflexions nauséabondes), mon frère, et ma mère sont au courant, et s’il ne le font tous pas forcément de la meilleure des façons, me soutiennent. Il y a juste mon père qui n’est pas au courant, particulièrement effrayé et transphobe sur le sujet. Hormis le fait que sont fils soit “éfféminé et porte des fois des jupes”, Ah et j’en parle à mon psychiatre, mais j’ai l’impression d’avoir besoin d’un peu plus d’aide sur le sujet. Par avance excusez moi pour les fautes, il est tard, mais aussi MERCI de m’avoir lue <3. Sam


Je laisse mon copain me pénétrer juste un peu pour ...

Bonjour Je me permets de vous écrire j’ai besoins de vos lumières. Auparavant J’ai jamais eu de rapports sexuels. Je me suis fiancée il y’a un mois et au départ mon mari avait des envies mais pour pas le décevoir je ne refusais pas mais en même temps je voulais rester vierge jusqu’à à la marie. Du coup lors d’en la pénétration je ne le laisse pas faire complètement. Ce qui me dérange c’est qu’on l’avait fait aussi à la fin de ma période des règles mais de base mais règles dure que 5-6 j et la sa a durer 7j et demi et j’ai eu des pertes marrons au bout du sixième jours ce qui n’est pas normal car je je me pose là questions si c’est à ce moment là que j’ai perdu ma virginité et que mon hymen ses déchirer sans m’en rendre compte ? Si je consulte un gynécologue est ce que elle pourra au moins me dire si l’hymen a été déchiré ou pas ? Merci pour votre réponse



Personnes catholiques croyantes et pratiquantes et coming-out d’une femme trans: ...

Bonjour bonjour, J’espère que vous vous portez toustes bien. Je vous envoie une question relativement pointue. Longue histoire courte, je suis à la recherche de ressources permettant à des personnes catholiques très pratiquantes et croyantes de réagir adéquatement au coming out d'une femme trans. Je connais vaguement des organismes qui peuvent lui apporter un certain éclairage mais je n’en sais pas nécessairement beaucoup les spécificités de chacun. Je cherche des brochures, témoignages brefs, guides d’information, des ressources qui seraient à la fois très accessibles (on part de loin, disons), bienveillantes et nuancées. Enfin, si vous connaissez, par le plus heureux des hasards, des figures catholiques (ou chrétiennes, monothéistes, voire simplement croyantes) qui tiennent ouvertement des discours inclusifs et adéquats à l’égard des personnes trans, vous seriez bien aimables de me faire part des tuyaux. Merci beaucoup! Paule


Mon bro est vraiment weird ces temps-ci… je veux lui ...

Salut! Je me pose une question à propos comment agir correct. En gros mon prob c'est pas vrm mon prob mais c'est par rapport a etre un bon bro. Mon ami il est nice mais ces temps si il est weird. Il fait le con auprès des filles de notre année. Il fait comme le mec trop sûre de lui qui séduit les filles et aavec de l'expérience mais en fait c'est que du vent je crois. Des filles qu'il a claimé avoir été avec sexuellement en fait je leur ai parlées et elles disent que ca c'est pas passé et qu'il est cocky juste en facade. Je les crois elle parce que j'en connait une depuis toujours et elle mentirait pas sur ca. Plus une fois mon ami il sait pas mais je suis tomber sur lui pendant qu'il se touchait l'intimiter devant le roi gay qui frenche son chevalier dans GoT. J'ai fait comme si j'avais rien vue et je suis revenu plus tard en faisant du bruit. Je veut pas le pressé mais qu'il me croit que je pense Bro c'est ok si tu aime mieux des gars que des femmes. pas besoin de nier. pas besoin de fake. Pas besoin de faire le mec macho et d'etre dog avec les filles ca sert arien sauf qu'elles vont juste t'haire. Tu va encore avec ta gang. Ta soeur va te backer si tes parents sont pas on board tt de suite. On nait pas au moyen age et meme si ca sera plus dur dins fois ca sera correct au finale et il sera pas tt seul. Cmt je peux faire? Je veux pas lui mettre de pression mais il s'en met lui mm je voudrait lui enlever ca. QU,il a pas besoin de fait semblent devant moi. j'ai essayer subtillement de lui parler de monde pas juste straight qu'on trouve nice comme de collegehumor, F Ocean et Cameron Esposito et Eugene Yang pour qu'il voie que c'est pas de m,alaise. Mais il devient super awkward sur ces gardes et fait des jokes poches et du stress, coupe tout. J,ai essayer qu'on aye un bro talk pour lui dire Tsé c'est ok. on est comme des frères pis on s'aime. pis qu'on peut parlé daffaires fragiles pis gènantes dins fois. on est des bro et tu va tjr pouvoir conter sur moi si tu a besoin. Mais chaque foie il retourne ca et me dit C'est ok si tes fif! Je le savais depuis long temps hahaha lol pas besoin de le dire a tout le monde ca nous interesse pas ses affaires la. et il fait comme si de rien. C'est f up parce qu'au fond yé comme sensible (pas dans le sense faible) et drôle quand il est normal mais il agit comme un gorille en essayant dans faire trop. C'est nulle de plus en plus. Je suis sûre que si il arrèterait de de faire comme si il est dans austin power ou american pie il pourrait se trouver un chum full nice. Mais la notre gang on trouve qu'il a juste l'aire de s'enfoncé de plus en plus dans une fake personnalité de douche. Un autre et moi on a essayer aussi de parler avec de comment il agit pas rapport aux fille mais il veut rien n'entendre fait des jokes et déétourne le sujet. Il dit des choses de plus en plus miso depuis que du monde a questionner son orientation ou a moqué de choses qu'il fait pas viriles. Il a l'aire de vouloir se prouvé mais en rabaissant des filles nice qui lui ont rien faite. Sauf que sa manière est laite et il fait des cheap shots sur plein de filles qui mérite pas de se faire traiter de meme. On sais pas quoi faire pour retrouver notre bro. On veut pas l'abandoner pendant qu'il ce cherche mais c'est de plus en plus plate comment il s'agit. En conclusion straight pas straight je m'en fous mais j'aimerais qu'il se referme pas sur lui mm et qu'il se sente ok. et qu'il arrète de mentir sur la réputation des filles (o pire dit rien sur toi mais mele pas tes amies a ca et qu'après elles doive s'expliquer et se faire juger slut ou facile c'est chien de faire ca). Pis assi que c'est plate que ca face des murs entre nous au lieu qu'on peut puisse se dire la vériter et qu'il y aille de la confiance. Merci Jeremie