Avez-vous des recommandations de sites de rencontre pour personnes asexuelles?


Bonjour,

Je suis intéressé à trouver l’amour un jour.
Étant donné que l’amour ne s’est jamais spontanément présenté à moi, je commence à chercher d’autres
alternatives pour le trouver. J’ai cherché sur Internet des sites de rencontres asexuels sous les conseils d’une amie.
À ma grande surprise, j’en ai trouvé.
En plus d’en trouver, il y en a plus d’un. Il n’y en a pas des centaines, mais quand même.

En voici la liste :
-Rencontre asexuels
-Betolerant
-Acitizen
-Kelove.

Ma question est donc la suivante : lequel de ses sites choisir ? Lequel me conseilleriez-vous ?
Évidemment, je préférerais discuter avec des personnes qui habitent près de ma région parce qu’une relation amoureuse
dans laquelle les deux personnes sont séparés par un océan et deux continents différents… Cela ne m’intéresse pas.

De ce que j’ai pu voir en explorant les sites, « Rencontre asexuels » semble être plus un site européen, mais les autres je ne
sais pas du tout…

Merci d’avance pour votre temps et bonne fin de journée.

Bonjour,

 

Merci de nous écrire! En tant que femme asexuelle montréalaise tu as absolument le droit de trouver l’amour. <3 En tant que membres de la communauté 2SLGBTQIA+, ce n’est pas toujours facile de rencontrer des gens qui partagent notre spectre d’attirances, particulièrement en tant que personne asexuelles et en particulier depuis la pandémie. Les sites/applications de rencontre que tu as déjà trouvé sont d’excellentes alternatives, félicitations! Je vais voir si je peux t’aider à démêler le tout et peut-être t’en proposer d’autres.

 

C’est légitime de prioriser des rencontres pas trop loin de chez toi. Selon ce que je peux trouver, les 4 sites (Betolerant, Kelove, Acitizen et Rencontre Asexuels) se publicisent comme accueillant des profils de tous les pays francophones, incluant le Canada. À savoir s’ils ont des communautés actives d’ici il faudrait probablement s’inscrire pour voir. Ça serait probablement mon conseil, tu pourrais les essayer et regarder l’ambiance, les profils, la participation dans les forums. Tu peux préciser d’où tu viens et ce que tu cherches dans ton profil et tes interactions. Si tu n’es pas confortable ou si tu ne fais pas de rencontres intéressantes, tu peux toujours supprimer ton compte et passer au suivant. Il est aussi possible de tenter ta chance avec des sites de rencontre “traditionnels” (Tindr, HER, OkCupid), la plupart offrent maintenant une option “asexuel.le” dans la création de profils. Par contre, il est à prendre en compte que les gens sur ces sites, les hommes cis surtout (!), ont généralement tendence à exprimer ouvertement leurs désirs sexuels et que l’asexualité n’est pas systématiquement bien comprise ou reconnue.

 

Ensuite, il existe des groupes de discussion pour personnes asexuelles qui ne visent pas nécessairement la formation de relations amoureuses, mais qui peuvent les entraîner indirectement. Ils sont aussi juste de places plaisantes pour parler de des enjeux qui touchent de près ou de loin l’asexualité.

 

Sinon, il y plein d’autres contextes et d’activités par lesquels on peut rencontrer des partenaires potentiel.le.s. Tu mentionnes que cela ne t’est pas encore arrivé, mais ça reste possible. As-tu des hobbies ou des intérêts qui peuvent se pratiquer en groupe? Est-ce qu’il y a une association LGBTQIA2S+ à ton école ou ton travail? À Montréal, les organismes LGBTQIA2S+ Jeunesse Lambda et Projet 10 organisent encore des activités en ligne, et éventuellement (croisons les doigts) en présentiel.

 

Je te laisse aussi cette réponse de Claude, qui parle de la rencontre de partenaires lorsqu’on n’a pas beaucoup d’expérience, et celle-ci de Guillaume sur la rencontre entre personnes asexuelles au Québec.

 

J’espère que ça t’aide un peu 🙂 Je t’invite à nous écrire à nouveau si tu aimerais plus de conseils ou pour nous partager ton expérience sur les réseaux de rencontre!

 

Au plaisir, 

 

Maxime, intervenant.e pour AlterHéros

Iel/they/them, accords neutres


About Maxime-iel

Impliqué.e dans le milieu communautaire 2SLGBQTIA+ depuis plusieurs années, Maxime a une place spéciale dans son coeur pour les jeunes de la diversité sexuelle et de genre. C'est ce qui l'a poussé à entamer un Baccalauréat en sexologie à l'UQAM. Iel s'engage à améliorer l'inclusion et la célébration des diversités, des trajectoires atypiques et de touste celleux qui ne rentrent pas dans les cases. Plus récemment, iel commence à s'intéresser à la santé mentale, au self-care, à l'abolition du capitalisme et au repos une fois de temps en temps. Fervent.e amateur.e de pluie, ses couleurs préférées sont le gris et les arcs-en-ciel.

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