Je me masturbe en me faisant lécher par ma chienne tous les jours. Est-ce possible de faire une infection de cette manière?


Cela fais maintenant plusieurs années que je me masturbe, grâce à ma chienne. Un jour, alors qu’il faisait chaud et que je m’étais déshabillé pour dormir, ma chienne est venu entre mes jambes et a commencé à me lécher la chatte. Le hick, c’est qu’elle ne voulait pas arrêter et que j’y ai finalement pris du plaisir. 

Aujourd’hui, je me masturbe ainsi, en me faisant lécher par ma chienne, presque tous les jours. Et en grandissant, je commence à me questionner sur les maladies. 

Est-ce possible de choper quelque chose à cause de cela ? (Je n’ai jamais fais d’infection ou autre dû à cela)

J’y prends beaucoup de plaisir et à vrai dire, c’est ma chienne qui me réclame sa dégustation tous les soirs lorsque l’on va se coucher, donc je n’ai pas envie d’arrêter. C’est pour cela que je viens vers vous…

Merci,

 

Bonjour à toi!

 

Merci de faire confiance à l’équipe d’AlterHéros pour répondre à ta question.

 

Nous avons déjà reçu une question similaire à la tienne, je me permet donc de citer la réponse de mon collègue pour te répondre:

« D’abord, tout rapport sexuel avec un animal est illégal et même criminel dans plusieurs pays. Les sévices de nature sexuelle sur animaux sont interdits par les articles 521-1 et 521-2 du Code pénal français, passibles de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Pour citer une ancienne réponse à ce sujet, «selon les parlementaires et les juristes derrières ce projet de loi, les actes de nature sexuelle commis avec des animaux relèvent de l’exploitation et la cruauté animale. L’objectif derrière cette loi est donc de protéger les droits des animaux. (…) Toutefois, il est impossible de déterminer avec certitude le consentement d’un animal… conséquemment, en l’absence de certitude, il n’y a pas de consentement. Procéder à des actes sexuels sur un animal constitue donc une forme d’agression contre l’animal, même s’il semble enthousiaste à tes côtés. Par ailleurs, avoir des rapports sexuels avec un chien pour laisser des séquelles graves sur la vie de cet animal, voire même lui apprendre un comportement dangereux qu’il pourrait reproduire sur autrui.»

 

Les gestes de sexualité avec un animal peuvent être stimulants pour certaines personnes, notamment parce qu’il s’agit de quelque chose qui n’est pas commun, est tabou et/ou illégal. Ce caractère interdit, caché et dangereux peut donc rendre ce comportement séduisant pour certaines personnes. Or, il est important de rappeler qu’un animal ne peut pas donner son consentement. L’intégrité des animaux est ici essentielle à reconnaître.

 

Maintenant, ta question adresse les différents risques pour ta santé concernant le fait d’avoir un rapport sexuel avec un chien. Les principales infections transmissibles sexuellement ou par le sang (ITSS) présentement connues, incluant le VIH, ne sont pas transmises entre les êtres humains et les animaux. Toutefois, certains cas de transmission de brucellose entre chiens et humains ont été répertoriés, notamment par contact avec sécrétions ou excréments d’un animal infecté. Il demeure donc probable de transmettre la brucellose en étant lichée par un chien sur les zones génitales. De plus, pour citer cette ancienne réponse : « Les animaux possèdent plusieurs bactéries, il est donc possible de développer certaines formes d’infections bactériennes au niveau de la vulve, comme une vaginite à levure par exemple. Pour ce type de questionnement au niveau de ta santé personnelle, il serait recommandé de prendre rendez-vous avec une personne professionnelle de la santé afin d’évaluer avec toi les différents risques pour ta santé et de procéder à différents dépistages, juste pour être certain.e que tout est correct. »

 

J’espère que ça a pu répondre à ta question, n’hésites pas à nous recontacter pour quoi que ce soit!

 

Émilie (elle/she), pour AlterHéros

 


About Émilie Grandmont

Émilie (elle/she) est une femme bisexuelle et polyamoureuse. Elle possède un baccalauréat en sexologie de l’UQAM. Elle est entrée dans ce programme avec le but d’en apprendre davantage sur la diversité sexuelle et de genre, sur la santé sexuelle et sur l’éducation sexuelle intersectionnelle. Aujourd’hui, elle souhaite venir en aide aux survivant.es d’agressions sexuelles et offrir une écoute inclusive et sécuritaire à toute personne faisant partie de la communauté LGBTQIA2S+. Ses ami.e.s la décriraient comme passionnée des animaux, effrayée par les papillons et difficile à réveiller aux petites heures du matin.

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