Est-ce qu’il y a danger de contracter une hépatite ou le VIH si j’ai des plaies sur les doigts?


Bonjour,

Suite à ma première question, j’aurais d’autres questionnements.

Je suis aller chez le gynécologue et j’ai piler dans une trace de sang sec par terre. Vous m’avez mentionner ne pas avoir de danger si je m’étais assise sur la tache de sang nu sur la table de gynécologie. Pour faire suite, lorsque je me suis habiller, j’ai toucher à mes bas avec mes doigts ( dont j’ai des plaies car j’arrache mes cuticules et la peau un peu plus loin) De plus, j’ai mis mon pied (avec le bas) dans ma culotte lorsque je me m’habillait et jai porter cette culotte jusqu’à chez moi ( préciser qu’il y avait ma propre serviette sanitaire sans sang)

Il y a t’il danger d’attraper l’Hépatite B,C et VIH dans les situations décrite ?

De plus, si je suis vacciner pour l’hépatite B, puis-je attraper, transmettre la maladie et quand les tests pour ces dites maladie sont fiable à 100%

Merci

Lili

Bonjour Lili!

Merci encore une fois de faire confiance à AlterHéros avec tes diverses questions concernant la santé sexuelle! Tu es loin d’être la seule à se poser des questions sur les risques de transmission de différentes infections transmissibles sexuellement ou par le sang, et il nous fait toujours plaisir de pouvoir éclairer le public sur ces sujets super importants!

Alors si je comprends bien les nouvelles informations que tu me partages, à la suite de cette ancienne question (Est-ce qu’il y a un risque de transmission d’hépatites ou de VIH en allant au gynécologue ou en marchant dans une trace de sang?) tu précises que tu as de petites plaies sur les doigts en raison du fait que tu as tendance à arracher les cuticules autour de tes ongles. Dans ce contexte, tu te demandes s’il est possible de contracter le VIH, l’hépatite B ou l’hépatite C si tu as pu toucher du sang sec avec tes doigts et qu’il a pu avoir un contact entre ces doigts et ta petite culotte.

L’hépatite B, l’hépatite C ou le VIH ne se transmettent pas par les simples contacts avec une personne porteuse du virus, y compris le partage de toilettes, de verres ou d’ustensiles. Ces virus se transmettent s’il y a des sécrétions vaginale/anales, lait parental, sperme ou du sang contaminé à l’un de ces virus pénétrant l’organisme d’une personne non-infectée via une porte d’entrée (contact avec les muqueuses, plaie ouverte, injection, etc). Si le sang sur lequel tu t’es assis était sec, alors il y a très peu de chances que celui-ci n’a pas pu entrer dans ton corps via les plaies sur tes doigts. De plus, je doute que les particules de sang séché sur tes doigts aient été suffisamment en grande quantité pour risquer de contracter l’un de ces virus. Il me semble donc peu probable que cette situation puisse être une source de transmission, mais il m’est tout de même impossible de garantir à 100% que ta situation ne comporte aucun risque. Conséquemment, puisque le risque zéro n’existe pas, la meilleure façon d’en avoir la certitude est de réaliser un test de dépistage des diverses infections transmissibles sexuellement ou par le sang. Le dépistage des hépatites B et C ne se fait pas systématiquement dans les dépistages routiniers (contrairement au VIH), il faudrait que tu précises à l’infirmier ou l’infirmière qui se chargera de recueillir les échantillons de ton désir de recevoir un dépistage pour ces virus en particulier. Tu peux consulter cette carte du Portail VIH/Sida du Québec pour connaître les différents services de dépistage dans ta région. Un dépistage de temps en temps, ça nous permet de faire un petit suivi, d’adresser des questions concernant la santé sexuelle à l’infirmier.e s’occupant de nous et d’obtenir les bons traitements advenant un résultat positif!

Les périodes fenêtres (soit le temps nécessaire entre l’exposition au virus et la possibilité de détecter le virus via un test de dépistage) varient selon le virus et selon la technologie utilisée pour le dépistage. Voici la liste des différentes périodes fenêtre pour chacun des virus nommés dans ta question :

  • Virus de l’hépatite C : De trois à six mois après l’exposition
  • Virus de l’hépatite B : Peut être détecté de une à douze semaines suivant l’exposition au virus de l’hépatite B, avec une moyenne de quatre semaines. Ainsi, la période fenêtre peut s’étendre jusqu’à douze semaines.
  • VIH : La présence du VIH peut être détectée quelques semaines après l’infection, mais cela peut prendre jusqu’à trois mois.

Puis, concernant le vaccin contre l’hépatite B, je tiens à préciser que celui-ci est sûr et efficace, procurant une protection de 95 % à 100 % contre la maladie en fonction des différentes études. La prévention de l’hépatite B permet d’éviter les complications que cette pathologie est susceptible d’entraîner, notamment l’apparition d’une forme chronique ou d’un cancer du foie. Généralement, trois doses du vaccin contre l’hépatite B sont suffisantes pour immuniser un individu pour toute sa vie. Toutefois, il est possible de demander à son médecin de réaliser un test d’anticorps concernant l’hépatite B, notamment 20 ans après la dernière dose du vaccin. Le ou la médecin pourra ainsi déterminer si tu as besoin d’un booster contre l’hépatite B (le terme booster est l’expression utilisée par certain.e.s médecins pour définir une dose de rappel d’un vaccin pour augmenter les anticorps).

Pour plus d’informations concernant l’hépatite A et l’hépatite B, je te recommande cette page du Portail VIH/Sida du Québec. Pour l’hépatite C, tu peux cliquer ici. Finalement, pour le VIH, je t’invite à consulter cette page.

Par ailleurs, je demeure ma foi étonné qu’une trace de sang ait pu se trouver sur la table d’un.e gynécologue. Il pourrait être intéressant de contacter la clinique où tu as ce rendez-vous pour les inviter à être plus prudent.e.s dans l’hygiène de l’espace de travail entre chaque patient.e. Qu’en penses-tu?

J’espère que cela répond à tes diverses questions! Tu es la bienvenue pour nous écrire de nouveau si tu en ressens le besoin!

Chaleureusement,

Guillaume, pour AlterHéros


About Guillaume Perrier

Parcours universitaire en Développement social à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Guillaume (il/lui) est passionné par la représentation de la diversité sexuelle et de la pluralité de genre en contexte de ruralité. Militant de défense de droits des travailleurs et travailleuses du sexe et de prévention VIH, il adore également déposer ses orteils dans l'eau salée du fleuve et passer des heures sous ses couvertures à chaque matin.

Leave a comment