Sophie


About Sophie

Ayant auparavant effectué des études en arts visuels et en sciences humaines et s'étant hautement impliquée dans le domaine de la psychologie, Sophie souhaite s'orienter vers l'art thérapie et tente d'acquérir une approche plutôt humaniste-existentielle. Elle se nourrit particulièrement d'art abstrait et de symbolisme, mais rien ne la rassasie autant qu'un bon ramen tonkotsu.


Est-ce que c’est normal que j’ai des critiques sur la ...

Allô Alterhéros! Voici ce qui me trotte en tête. Mon entourage parle beaucoup de "ethical non monogamy" ces temps ci. Ca brasse pas mal la cage dans ma gang, le monde a l,air de vivre une grosse révélation et ca remet en question des réflexes. Je me demande plusieurs choses. - Est ce que c'est normal que je trouve plein d'aspects pas ethical pantoute alors qu'ils sont convaincus de révolutionner les relations? Est ce que ca se fait de dire à des gens que je connais que je trouve que leur manière d'agir est vraiment poche, même si c'est pas avec moi qu'ils sortent? Je veux pas les regarder de haut, mais c'est comme le festival des décisions à 25 cennes je trouve. Mettons des couples qui décident d'être ouverts et qui se disent super démocratiques et fluides, mais qui vont mettre des règles vraiment intenses sur n'importe qui de nouveau qui entre dans la relation et qu'eux ils font pas les mêmes règles, ou passer des "votes" de majorité (c'est sûr que si t'es 2, tu vas gagner ton vote contre une 3e personne) ou qui se disent stables et accueillants mais se réservent le droit de faire un power move de dire "cette personne la, tu arrêtes de la voir parce que tout d'un coup, j'aime pas l'impacte que ca a sur notre couple et ca me rend mal. Cr*sse votre relation aux poubelles"... Ou du monde qui s'emballe full, décide de dater plein de monde en même temps, avoir du sexe en masse, être comme hyper de nouveauté et intoxiqué du rush des débuts, construire des espoirs de relation d'amour pis dire qu'ils veulent être en couple pis qu'après dès que ca s'enligne pour du sérieux, ils se rendent compte que c'est pas viable dans leur horaire alors font du genre de date & dash... pis de recommencer tout de suite après pour suivre un autre rush d'attirance. Ca devient l'épidémie de peine d'amour dans mon milieu (qui est pas si grand), y a comme des serial heartbreaker. Plein qui se servent de "tu as pas assez de maturité pis de confiance pour dealer, too bad, arrange-toi avec tes émotions, t'avais juste à pas t'attacher, c'est pas à moi te gérer tes sh*ts" pour se donner bonne conscience. Plein de deals louches qui veulent se donner l'air ouvert d'esprit mais qu'au fond c'est pas égal (genre "t'es bi, mais tu peux pas aller avec des gars parce que je trouve ça dégueu, j'aime juste les filles"). Je m'excuse de vous sortir tout mon chialage, pauvres vous, c'est juste que j'ai l'impression que mes amis sont agissent comme des enfants de garderie, mais avec la libido dans le tapis pis fier pet d'être supérieur en dehors des carcans. Je ne me sens pas vraiment légitime quand ils me parlent de leur fabuleux nouveau modèle de relation parce que j'en fais pas partie, ils ne me trouvent pas crédible non plus, parce que "je peux juste pas comprendre / quand j'aurai plus de vécu, je comprendrai", mais au final, c'est moi qui me retrouve à recevoir tout les coeurs brisés chez moi, à me faire casser les oreilles d'entendre les mêmes chicanes qui prennent toute la place, à devoir choisir entre des amis parce que le monde ne veut plus être au même endroit en même temps, à recevoir des confidences que j'ai pas demandé pis à donner des cours de santé sexuelle (je suis infirmière) et de biologie non-stop. J'ai l'impression que mes amis ont mal compris le principe de "ethical" pis ont juste pris ça comme un gros free for all excitant et ca fait des ravages. Je n'ai plus envie de les voir se détruire entre eux, je suis fatiguée de pas me faire écouter quand j'essaie de diriger le monde vers des décisions respectueuses mais de me faire solliciter partout quand le fun est passé et qu'ils ont besoin que quelqu'un prenne soin d'eux. Je suis fatiguée d'écouter et d'essayer d'avoir de l'empathie pour des gens qui en ont clairement pas assez utilisé eux même. Je me sens mal que ça vienne autant me chercher alors que j'ai pas eu de sexe ou de flirt avec eux, je ne fait pas partie du noeud de relations, mais j'ai l'impression de me faire tirée dans ça quand même. Je n'arrive pas à rejeter les amis quand ils viennent me voir parce qu'ils vont mal, mais je trouve ça épuisant et j'ai de plus en plus de misère à me retenir de dire des platitudes comme "je te l'avais dit 50 fois", "tu as vraiment pris des décisions de merde et tu savais, tu as juste pas voulu t'arrêter avant que ça pète" ou "à quoi tu t'attendais? vous aviez dit que vous allez lentement et tu t'es tout de suite lancé à 2000% avec ta nouvelle conquête")... Je ne sais pas comment sortir de cette situation sans couper les ponts et perdre des amitiés. Je ne sais pas non plus comment être prise sérieuse. Je veux pas non plus tout rejeter les idées d'un bloc. C'est vrai que ça me fait peur, les relations ouvertes. Je trouve ca mystérieuse et délicat et je me dit que c'est déjà compliqué de trouver quelqu'un pour être en relation à deux et que ca soit compatible, ca doit être VRAIMENT compliqué de faire fiter ce que tout le monde veut si tu multiplies le monde impliqué. Malgré ça, je me dit que ça doit pas être nécessairement un modèle casse-gueule, mais pour que ca marche, il me semble qu'il faut des gens qui sont bons pour se parler et s'écouter pour vrai, qui carent vraiment pour leur entourage (et le monde important pour leur entourage, et le monde important pour l'entourage de leur entourage, etc.) et qui sont vraiment bons en capacité d'adaptation. Et ça je le vois pas plus qu'il faut dans mon milieu en ce moment. C'est du gros n'importe quoi et ça n'arrête plus de mal virer. Je ne sais plus quoi faire. Ça me rend impatiente et plus sec. Et j'haïs vraiment ça quand mes amis me demandent de leur présenter d'autres personnes que je connais et qu'ils trouvent cutes. Je n'ai pas envie de répandre encore plus le carnage. Ça prend déjà toute la place. Une autre interrogation que j'ai c'est que je me demande tout d'un coup si je suis unfair ou unethical d'être dans un couple fermé avec ma blonde. C'est vrai que plusieurs raisons à ça ça vient de nos inquiétudes (genre "mais c'est sûr que ça va changer notre relation, what if on l'abime trop et qu'on arrive plus à revenir à être bien ensemble?"), qu'on aime ça se dire que parmi toutes les personnes qui existent, on s'est choisies juste nous deux pour partager quelque chose d'unique et qui prend 100% de notre "énergie amoureuse". On aime ça avoir l'impression de construire notre propre chateau et que le reste du monde peut pas venir envahir ça. Je vois comment ça peut avoir l'air selfish. Je me demande si je suis bien comme ça parce que c'est ca qu'on m'a appris qui était correct, si c'est juste bien comme ca pour moi ou si c'est parce que je suis égoïste - possessive - insécure et que je veux pas me donner le trouble de le confronter... J'ai l'impression que les gens qui font pour vrai des relations harmonieuses avec plusieurs amoureux en même temps ou plusieurs amants en même temps, c'est super rare, mais ils doivent réellement être plus matures émotionnellement que moi, plus en paix avec eux même et être meilleurs pour faire de l'empathie. Est ce que ca se peut de faire une ethical monogamy? Je vois bien qu'il y a plein d'influences douteuses qui se mélangent avec la monogamy. Il y a des héritages sexistes, stéréotypés, culpabilisants sur le niveau religieux et je crois même une influence de notre structure économique... Mais pensez vous que c'est quand même vraiment possible de faire une relation saine et ethical / empathique pour vrai? Ou c'est comme futile parce que les "bases" sont pourries dès le départ? Des fois je doute aussi parce que je sais que je suis pas rad, que mon couple ressemble des fois à un couple hétéro, mais avec deux filles dedans... Je sais que les marges en ont bavé et qu'elles en bavent encore, que je suis dans la marge mais vraiment pas si loin de ce qui est mainstream au final. Je me sens un peu traître de pas avoir envie de tout jeter à terre pour bâtir des nouvelles règles complètement en dehors de la norme hétéro.... Finalement, c'est un vraiment gros message que je vous ai écris, excusez-moi. Merci en tout cas, juste de le sortir ca a fait du bien. Merci d'être là. Je vous souhaite le meilleur :)


Y’a t’il des risques que je tombe enceinte?

Bonjour, alors j’ai eu pour la première fois un rapport sexuel et en plus de ça non protégé mon compagnon n’a pas ejaculé en moi. Je devais avoir mes règles deux jours avant mon rapport sexuel mais je ne les ai pas eu. Pendant ce rapport j’ai saigné, je pense que c’était la déchirure des l’hymen. Y’a t’il des risques que je tombe enceinte ? Actuellement j’ai extrêmement mal aux ovaires, et j’ai eu un petite goutte de sang ce matin mais je ne sais pas d’où ça vient Shsh20 Bonjour Shsh20, et merci de prendre le temps de nous écrire et de nous confier tes inquiétudes. Si j’ai bien compris, tu éprouves la crainte de tomber enceinte suite à ton tout premier rapport sexuel avec ton partenaire, qui de surcroît n’était pas protégé ; tu expliques cependant qu’il n’a pas éjaculé en toi. Enfin, tu dis avoir deux jours de retard de règles et éprouver des douleurs pelviennes (ton mal aux ovaires) et avoir un spotting vaginal (c’est à dire un léger saignement en dehors des règles). Dans un premier temps, je souhaite rappeler que l’usage d’un préservatif reste la meilleure méthode de prévention pour se protéger de grossesses non planifiées, mais également d’infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). D’après les renseignements que tu as remplis, tu habites en France ; savais-tu que depuis décembre 2018 certains préservatifs peuvent être remboursés à hauteur de 60% par la Sécurité Sociale, sur ordonnance d’un médecin ? Il existe également dans certaines régions de France un PASS Santé Jeunes offrant la possibilité d’accéder à des soins médicaux généraux et gynécologiques, et ce de manière gratuite et anonyme. N’hésite pas à te renseigner dans le planning familial le plus proche de chez toi ou auprès de ta mairie pour voir si ta région offre ce service. Concernant tes inquiétudes, je ne peux malheureusement pas t’assurer que ton rapport sexuel ne comporte aucun risque de grossesse. Ce risque existe dès le premier rapport, du moment qu’il y a pénétration et que tu es réglée. Même si ton compagnon n'a pas éjaculé en toi, il est possible, lors de la pénétration, qu’il ait pu sécréter du liquide pré-séminal. Selon le site Fils santé jeunes, une association de soutien pour les jeunes en France, ce liquide pourrait contenir des spermatozoïdes si ton partenaire a connu une précédente éjaculation peu de temps avant. Tu nous dis avoir été en retard de deux jours dans ta période menstruelle au moment du rapport sexuel ; pas de panique ! Il est parfois tout à fait normal d’avoir du retard, car même si le cycle de certaines personnes semble être régulier, certains facteurs, comme le stress ou des modifications importantes dans notre mode de vie peuvent l’influencer et le modifier. Pour te dire, la première fois que je suis partie vivre à l'étranger, je n’ai pas eu mes règles pendant trois mois alors que je n'avais pas de rapports sexuels à ce moment-là et que mon cycle avait toujours été régulier ! Je reviens sur les symptômes que tu évoques concernant tes douleurs pelviennes et ton spotting : ce que tu décris peut être lié au syndrôme pré-menstruel, qui touche 75% des personnes vivant avec des menstruations et dont les symptômes se manifestent aussi bien au niveau physique que psychologique. Les symptômes diffèrent selon les personnes, et peuvent même évoluer et changer au cours de la vie. Tu trouveras un article très complet au sujet du syndrôme pré-menstruel sur ce site, où est notamment listé les différents symptômes qui peuvent être ressentis. Cependant, il est vrai que les symptômes ressentis lors du syndrôme pré-menstruel sont très similaires à ceux liés à la grossesse (dont tu peux voir la liste sur cette page). Ils ne sont donc pas une garantie que tes menstruations vont arriver. Si tu as le moindre doute et que tes règles ne viennent toujours pas, n’hésite pas à acheter un test de grossesse, que tu pourras te procurer en grande surface ou en pharmacie ; sinon, il me semble que certains planning familiaux peuvent en donner gratuitement et de manière tout à fait confidentielle. Autrement, selon la date de ton rapport sexuel, il existe toujours la solution de la contraception d’urgence, dite la pilule du lendemain. Il ne s’agit pas d’une méthode de contraception régulière, mais il est possible de l’utiliser jusqu’à cinq jours suivant une relation sexuelle non protégée. Tu peux acheter la pilule du lendemain sans ordonnance dans n’importe quelle pharmacie. Je t’invite également à consulter le site web Choisir Sa Contraception où tu trouveras des informations très complètes sur les différentes méthodes de contraception existantes. Je suis certaine qu’il y a une méthode avec laquelle tu te sentira le plus à l’aise et qui pourrait te convenir au mieux ! J’espère que les informations que je t’ai donné t’auront été utiles, et que tout ira pour le mieux pour toi. N’hésite pas à nous réécrire pour nous donner des nouvelles ou pour nous poser d’autres questions si tu en as. Sophie


Ça devient de plus en plus insupportable avec mon conjoint…

Avé mon conjoint ses de plus en plus compliquer sa recommence comme avant souvent j ai dès envie de partir partir loin refaire ma vie mon conjoint a est au courant de mon passer m’es pour lui ces qu une passade issue j ai eu de mon adolescence se sujet là je ne peut pas l aborder il ne veu en entendre parler .  Ma relation avec mon conjoint est très compliquer que se soi sur tout l’es niveau mes je fait semblant mes plus sa va et plus sa devien compliquer . Non j en est jamais parler sauf une foi que ses lui qui avait été trop loin dans ses propos etc mes le lendemain ils en rappeller pas apparement dès que je refuse j ai droit à plein réflexions etc suivant dans l état qu il est (souvent quand on sort de soirée ) je suis à bou de nerf je sature se qui me rendrais heureuse ses se qui est impossible mon fils souffrira trop je lui est déjà fait du mal et je veux pas que sa recommence . Je voudrais mettre de côté se cotée de ma vie . Dans ma relation je ses pas trop se que j apprécie oui je passe de bon moment avec lui mes voila se que j apprécie pas la liste et tellement longue   en suite pour le porno oui j en regarde quand mon conjoint n est pas . Mon conjoint et mon premier copain avant je suis sorti qu avec des filles je l’es déjà tromper plusieur foi mes à chaque foi c été incontrôlable pour sa je vien vers vous je ne sécu pas sa recommence et parler d echangisme avec mon conjoint ses pas envisageables du tout . Limite je prend plus mon pied quand je me tou... que quand je fait l amour avec lui . Plus sa va et plus je ne supporte plus cette situation  Anonyme Bonjour Anonyme, merci pour ton suivi et de nous faire confiance une nouvelle fois.  Dans cette réponse que tu nous apportes, tu sembles insister sur le fait que la situation avec ton conjoint ne cesse de se compliquer et que cette lourdeur, si je puis dire, se généralise dans tous les aspects de votre couple, notamment au niveau de la communication qui semble être difficile entre vous. De ce que j’ai cru comprendre, et n’hésite pas à me dire si je me trompe, ton copain a semblé une fois déborder dans les propos qu’il a tenu envers toi, attitude dont il ne s’est pas souvenu le lendemain, et qui lui arrive également d’avoir au retour de soirées (je suppose, mais encore une fois dis-moi si j’ai tort, dû à l’effet de la fatigue et/ou de l’alcool) ; dans ces moments il t’adresse des mots qui, j’imagine, t’atteignent et te blessent. Tu rapportes toi-même être à bout de nerfs et saturer ; est-ce la situation que tu vis avec ton conjoint qui provoque cet état en toi ? A-t-il déjà fait preuve de violence envers toi ? Et lorsque je te demande cela, je parle aussi bien de violence physique que de violence psychologique. La Politique québécoise d’intervention en matière de violence conjugale définit cette réalité de la sorte : « La violence conjugale se caractérise par une série d’actes répétitifs, qui se produisent généralement selon une courbe ascendante. (…) Elle procède, chez l’agresseur, selon un cycle défini par des phases successives marquées par la montée de la tension, l’agression, la déresponsabilisation, la rémission et la réconciliation. À ces phases correspondent chez la victime la peur, la colère, le sentiment qu’elle est responsable de la violence et, enfin, l’espoir que la situation va s’améliorer. (…) La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Elle ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle.» Si jamais tu as le moindre doute, sache qu’il existe plusieurs sites web qui peuvent te renseigner ainsi que des numéros d’urgence qui peuvent t’informer et t’offrir du soutien moral. Je vois que tu habites en France ; je t’invite à consulter le site web  https://stop-violences-femmes.gouv.fr/ ou encore https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13048 qui pourront t’apporter des informations utiles si tu penses être victime de violence conjugale. Il y est mentionné la ligne d’écoute, le 3919, que tu peux appeler de manière gratuite et anonyme. Tout ce que j’écris là est bien entendu une simple proposition de piste suite à ce que j’ai pu interpréter de tes messages, et non une direction à prendre. Peut-être que je fais complètement fausse piste en te dirigeant dans cette voie et que tu ne connais pas de violence conjugale dans votre couple ; cependant j’ai tout de même le sentiment que ton conjoint semble fournir peu d’efforts pour tenter de te comprendre, t’écouter et t’accepter, et que cela te pèse grandement. Je t’invite une fois de plus à te poser de réelles questions sur ton bien-être dans ton couple : tu nous dis avoir du mal à trouver ce que tu apprécies chez ton copain, au point que les aspects négatifs semblent davantage ressortir que les aspects positifs ; as-tu l’impression d’éprouver encore des sentiments amoureux pour lui ? Pour quelle(s) raison(s) souhaites-tu continuer votre relation ? Penses-tu que vous puissiez être encore capables d’être heureux à deux et de construire quelque chose de solide ensemble ? Concernant ta volonté de mettre de côté ton désir envers les femmes : souhaites-tu changer pour toi et pour ton bien-être, ou bien uniquement pour celui de ton conjoint ? Tes pensées et le manque que tu décris vis à vis de ton attirance pour les femmes vont certes à l’encontre de tout ce que tu as bâti avec ton copain, et que le fait que cela devienne envahissant semble représenter une menace pour ton couple, mais une nouvelle fois, je me permets de te faire une suggestion : ce n’est peut être pas tes pensées la source du problème, mais peut être le type de relation que vous vivez qui ne te comble pas ? Peut-être que ces pensées reviennent et prennent un caractère envahissant selon toi car justement tout ne tourne pas rond dans votre couple, et leur présence révèlerait qu’il existait déjà des fragilités au sein de votre relation. Ainsi, il s’agirait davantage d’un échappatoire, afin de faire une pause dans ton quotidien où tu n’arrives pas à trouver ta place. Encore une fois, ceci est une proposition et une tentative de te comprendre, je ne prétends pas énoncer la vérité, mais je t’invite simplement à réfléchir et à trouver, dans ce que j’écris, ce qui fait sens pour toi. Tu dis que ce qui te rendrait heureuse est impossible, en ajoutant que tu ferais souffrir ton fils et que cela était déjà arrivé dans le passé ; est-ce une souffrance qu’il a explicitement exprimé à ton égard ? Tu nous as rapporté dans ton premier message que ton fils avait quatre ans ; penses-tu qu’à son âge il soit en mesure de comprendre ce qu’il se passe et penses-tu pouvoir réussir à communiquer avec lui à ce sujet ? Selon moi, cette histoire concerne avant tout ton couple, et quelle que soit la décision que tu prendras vis-à-vis de ta relation, je suis persuadée que, même sans rentrer dans les détails avec ton fils, tu peux lui faire comprendre que malgré les difficultés que tu connais, cela n’a pas d’incidence sur l’amour que tu lui portes. Tant que tu continues à lui apporter soutien et réconfort, et que tu passes de bons moments avec lui, c’est le principal. C’est sûr que ce genre de situation est toujours difficile à vivre, de par les tensions conflictuelles que cela génère à l’intérieur de nous ; aussi je te trouve vraiment courageuse de nous en parler, et c’est aussi très noble de ta part de penser au bonheur de ton fils. Mais, je me répète, ne néglige pas ton bonheur pour autant ; il est tout à fait possible d’être heureuse en écoutant ses besoins et ses envies, sans négliger le bonheur de ceux que l’on aime. L’important, c’est de réussir à communiquer en toute bienveillance et toujours faire l’effort de comprendre le point de vue de l’autre, sans imposer le sien mais sans se laisser imposer des choses allant à l’opposé de notre bien-être. J’espère aussi que tu es malgré tout bien entourée par de la famille et/ou des amis à qui tu peux te confier et qui te soutiennent, car ça aussi, c’est très important. J’espère que ce deuxième message t’a aidé à avancer dans tes réflexions et à y voir un peu plus clair dans tes pensées et dans ta vie. Encore une fois, merci de nous avoir réécrit, et sens-toi libre de nous contacter une nouvelle fois si tu en éprouves la nécessité. Jeanne, pour AlterHéros



Est-ce qu’on est homo depuis toujours et on le découvre, ...

j’aimerais juste savoir si on peut vraiment changer d’orientation sexuelle du jour au lendemain ou bien on est homo depuis toujours et qu’il faut du temps et de l’expérience pour certains pour le découvrir ?!. Merci d’avance pour votre réponse et pour lé temps que vous nous avez accordé <3