Quels sont les dangers de participer à un bukkake ?


Bonjour à vous, j’ai reçu un offre de quelques amis ce week-end soit de faire un bukkake. J’aimerais avant de donner ma réponse savoir si il y a du danger à faire ça. Il devrais y avoir environ 20 ou 25 gars et moi au centre, masturbation, fellation mais aucune pénétration. Y a t’il un danger d’avoir autant de sperme sur le visage et les seins? Ça m’excite beaucoup juste d’y penser et je veux être certaine que je ne cours pas trop de risques. Merci.
Iza
 
Bonjour Iza!
 
Merci de t’adresser à nous concernant tes craintes vis-à-vis le bukkake. Tu te demandes s’il y a des risques à le faire et s’il y a un danger à avoir autant de sperme sur le visage et les seins. D’abord, sans pénétration vaginale, ni contact d’un pénis ou sperme avec ta vulve, tu ne risques pas la grossesse.
 
Quant aux fellations et au sperme sur ton visage, tu risques davantage les ITSS. Par une fellation sans condom, tu pourrais contracter principalement la chlamydia, la gonorrhée, l’herpès et le VPH. Pour le sperme sur ton visage, tu t’exposes aux mêmes ITSS qu’avec la fellation : si le sperme venait à couler dans tes yeux ou ta bouche. Si tu veux connaître davantage sur chacune des ITSS nommées, tu peux consulter ce site: http://www.itss.gouv.qc.ca/tout-connaitre-sur-les-itss.dhtml.
 
Si tu veux pratiquer le bukkake avec moins de risque de transmission d’ITSS, tu peux toujours les masturber manuellement, avec ta poitrine et tes pieds (stimulation autre qu’avec ta vulve, ton anus et ta bouche). Si tu veux donner des fellations, tes amis peuvent porter un condom pendant l’acte. Il faut faire attention à ne pas enfiler deux fois le même condom ni le partager. Dès qu’on l’enlève du pénis, on le jète! En éjaculant sur ta poitrine ou endroit autre que ta bouche, yeux, intérieur du nez, anus ou vulve, tu risques moins les ITSS.
 
Peu importe la décision que tu prendras, assure-toi d’écouter tes limites dans ce genre de situation. Te sens-tu en sécurité dans ce genre de contexte ? As-tu pensé à un signal que tu peux faire ou dire aux autres partenaires sur place pour signifier tes limites ou pour partager ta volonté de mettre fin à l’activité ? Après tout, dans ce genre d’activités, c’est toi qui a le plus de contrôle : tu as le pouvoir de déterminer à tout moment lorsque tu désires arrêter, prendre une pause, diminuer le rythme, etc. Tu as également la possibilité d’établir tes limites : où es-tu confortable de recevoir des éjaculations ? comment aimerais-tu que cela se passe ? quels comportements es-tu confortable ou non que les autres partenaires fassent pendant cette activité ? et si des garçons souhaitent prendre des photos, tu as réfléchi à ta réponse ? quel langage aimerais-tu entretenir avec les participants ? Bref, tes limites sont importantes ! Bien que je t’ai donné des astuces pour éviter les ITSS, tu as l’entière autonomie de choisir comment tu participeras à cette activité et quels seront tes paramètres d’actions. Dans tous les cas, je te suggère fortement d’aller faire un examen de routine de dépistage des ITSS au moins deux semaines après le week-end. Un examen de dépistage de santé sexuelle permettra de faire le point sur ta santé sexuelle et de prendre des échantillons permettant l’évaluation à différentes ITSS. Tu peux consulter ton/ta médecin, te présenter au CLSC le plus près de chez toi ou te rendre à une clinique spécialisée en santé sexuelle. Note qu’il n’y a aucune honte à faire un examen de dépistage : tout au contraire, c’est entièrement à ton honneur ! Après tout, nous souhaitons toutes et tous une santé sexuelle à tout le monde, dans le plaisir et le consentement. Il est donc important de parler de dépistage, afin de pouvoir se traiter soi-même en cas de besoin et de limiter les transmissions à d’autres partenaires ! 🙂 
 
J’espère avoir répondu de façon satisfaisante à tes questions et merci de t’être confiée à moi. N’hésite pas à nous contacter à nouveau si tu en ressens le besoin.  
 
Fanny, bénévole pour AlterHéros


About Fanny

Fanny est étudiante au Baccalauréat en Sexologie de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM). Elle rêve d'égalité, d'une sexualité épanouie pour toutes et tous et de la gratuité du Nutella.

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