Un liquide blanc coule de mon vagin, est-ce que j’ai perdu ma virginité ?


salut à tous. j’ai un petit problème j’ai fait l’amour il ya 4 jours mais avec frottement et j’ai eu pas mal de fois ce type de relation avec mon mec, et pour etre claire je suis encore vierge. Pis depuis j’ai un liquide transparent qui n’arrête pas de couler dans mon vagin pis je ne comprends pas c’est la première fois que ça me fais cela! je voudrais savoir si j’ai une infection ou sinon si c’est normal et est-ce que c’est possible de perdre ma virginité. Svp répondez moi au plus vite merci en avance!
Lara

Bonjour Lara,

J’aimerais d’abord te remercier de nous avoir écrit et j’espère que tu trouveras mon explication satisfaisante.

Si je comprends bien, tu es incommodée par un écoulement vaginal transparent persistent et tu te demandes s’il s’agit d’un problème médical ou non. Laisse-moi d’abord te dire qu’il m’est difficile de répondre précisément sans avoir davantage de détails. En effet, les écoulements vaginaux peuvent être normaux, mais aussi un symptôme d’une infection quelconque, bénigne ou plus grave.

Il se peut que ce liquide soit simplement de la cyprine – un lubrifiant naturel produit par le vagin qui rend les caresses plus agréables et facilite la pénétration. C’est une bonne chose !

Il est aussi normal que les sécrétions vaginales changent en quantité et en consistance avec le cycle menstruel normal.

Cependant, un écoulement persistent peut être le signe d’une vaginose bactérienne. Il s’agit d’une bactérie qui se multiplie à l’intérieur du vagin et cause le plus souvent un écoulement vert-gris abondant, qui peut rappeler l’odeur du poisson. Cette infection n’est pas du tout dangereuse et est en fait très commune. Un(e) médecin ou un(e) gynécologue peut la traiter au besoin, si la personne infectée est importunée par les symptômes. Généralement, la vaginose bactérienne n’est pas douloureuse et ne pique pas. La vaginose bactérienne n’est pas non plus une infection transmise sexuellement.

Si tu es sexuellement active et que tu as déjà eu une relation sexuelle avec pénétration vaginale non-protégée par un condom, un écoulement peut être un signe d’une infection transmise sexuellement, comme la gonorrhée. Ces infections peuvent produire des symptômes comme un inconfort à la pénétration et des douleurs au bas-ventre, mais généralement ne produisent pas de symptômes chez la plupart des personnes infectées qui ont un vagin. Même asymptomatiques (sans symptômes), ces infections peuvent néanmoins entraîner de graves conséquences, comme des douleurs pelviennes chroniques et l’infertilité. Il est donc important de se protéger avec un condom pour les prévenir, et s’il est trop tard, il faut consulter un(e) médecin pour les traiter le plus tôt possible.

Bref, les écoulements ne sont généralement pas un signe de maladies graves, au contraire, mais il vaut mieux consulter un(e) médecin, particulièrement s’ils t’incommodent ou si tu as eu une relation sexuelle non-protégée (sans condom), afin d’exclure une ITS (infection transmise sexuellement). Le / la médecin ou gynécologue pourra alors détecter une ITS avec de simples tests et te traiter pour une vaginose bactérienne, si tel est le diagnostique et que tu le désires, pour diminuer les écoulements.

Évidemment, si tu ressens aussi de la fièvre, ou des douleurs importantes au ventre ou à la pénétration, je t’invite à consulter un(e) médecin immédiatement.

Pour ce qui est de la virginité, le tout dépend de la signification culturelle de celle-ci. Pour certaines cultures, il s’agit de la première relation sexuelle avec pénétration du pénis dans le vagin. Pour d’autres cultures, il s’agit de la première fois qu’on a un contact sexuel avec une autre personne, peu importe la forme de ce contact. Donc, pour ta famille, ton entourage, quelle est la définition généralement acceptée de la perte de virginité ? Cela te donnera une piste de réponse à ta question !

En espérant que ma réponse te soit utile,

Équipe AlterHéros.


About Frédéric Picotte

Frédéric est médecin de famille pratiquant dans la région de Shawinigan. Il a complété en mai 2008 mon doctorat en médecine à l’Université McGill et deux ans plus tard sa spécialité en médecine familiale via l’Université de Montréal. C’est l'une de ses amies, étudiante en psychiatrie, qui lui a présenté AlterHéros en 2008. Elle cherchait alors un bénévole qui répondrait de manière plus spécifique aux questions à thème « médical », ce qui a constitué la majeure partie de sa contribution jusqu’à maintenant.

J’aime m'impliquer à AlterHéros car on peut rejoindre et rassurer beaucoup de gens, peu importe l’âge, l’orientation sexuelle ou la culture. Je trouve intéressant que la majorité de nos visiteurs soient de jeunes internautes et qu’on puisse donc leur fournir une information de qualité et un espace pour poser des questions qu’ils auraient du mal à obtenir autrement.

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