Témoignage – Moi ou moi ?


Merci à ceux/celles qui liront et/ou tenteront de m’aider.
Depuis tout petit j’éprouve une certaine jalousie envers les filles que je ne me suis jamais réellement expliquée, avec une “fâcheuse” tendance à m’identifier aux personnages féminins (films et autres) ou à incarner des personnages féminins (en partie parce que je les trouve plus beaux (oui, même dans pokemon :p)) dans presque tous les domaines pouvant être gardés secret de mon entourage (éducation classique chrétienne (cela veut tout dire) malgré une jolie ouverture d’esprit (quoique depuis quelques temps quelques réticences envers le fait que je sois athée)).
Une attirance ensuite plutôt invasive pour “l’autre côté” depuis mes 7-8ans (ah, mais quel côté ?).
Ensuite depuis le début de ma puberté une façon un peu particulière de me donner du plaisir (woops en privé pour plus d’indications de ce côté).
Un souhait particulier d’avoir les jolies bosses poussant sur les filles.
Depuis quelques temps (presque début puberté à vrai dire) j’éprouve une gène grandissante en pensant à mon pénis (cercle vicieux) et un stress omniprésent en public (je ne sais pas pourquoi je dis ça là exactement mais sait-on jamais) qui “m’a permis” d’agacer bon nombre de personnes à cause mes jambes sur ressort tant que je suis assis.
Actuellement je cherche à savoir si je suis trans avec les données suivantes flottant dans ma tête :
_mère, donc assez ouverte d’esprit et me poussant à me découvrir (donc je suis en continuelle introspection)
_des grand-parents paternels particulièrement fiers de leur “grand garçon”
_milieu scolaire homophobe et transphobe (à part peut-être pour un ami qui trouverait cela “seulement” particulièrement bizarre, à la limite du dérangeant)
_mère particulièrement sexiste (ce qui pourrait être une des raisons de mon questionnements)
(je n’ai jamais eu l’occasion d’essayer des vêtements féminins (par discrétion et par impossibilité physique) et ne sais donc pas si comme beaucoup sur ce site ce type de vêtements m’est plus agréable à porter que leurs homologues masculins
_j’aime bien ma tranquillité et attirer l’attention avec une telle différence dans tous les milieux (scolaire comme familial) me terrifie tout simplement
Voilà voilà, vous savez tout, merci à tous ceux qui ont eu le courage de lire depuis le premier post et encore plus à l’avance à ceux qui pourraient m’aider à y voir plus clair en ce qui me concerne, et bonne chance à tous ceux et à toutes celles qui comme moi se cherchent.
Julia OU Floriand ?

Merci à ceux/celles qui liront et/ou tenteront de m’aider.
Depuis tout petit j’éprouve une certaine jalousie envers les filles que je ne me suis jamais réellement expliquée, avec une “fâcheuse” tendance à m’identifier aux personnages féminins (films et autres) ou à incarner des personnages féminins (en partie parce que je les trouve plus beaux (oui, même dans pokemon :p)) dans presque tous les domaines pouvant être gardés secret de mon entourage (éducation classique chrétienne (cela veut tout dire) malgré une jolie ouverture d’esprit (quoique depuis quelques temps quelques réticences envers le fait que je sois athée)).
Une attirance ensuite plutôt invasive pour “l’autre côté” depuis mes 7-8ans (ah, mais quel côté ?).
Ensuite depuis le début de ma puberté une façon un peu particulière de me donner du plaisir (woops en privé pour plus d’indications de ce côté).
Un souhait particulier d’avoir les jolies bosses poussant sur les filles.
Depuis quelques temps (presque début puberté à vrai dire) j’éprouve une gène grandissante en pensant à mon pénis (cercle vicieux) et un stress omniprésent en public (je ne sais pas pourquoi je dis ça là exactement mais sait-on jamais) qui “m’a permis” d’agacer bon nombre de personnes à cause mes jambes sur ressort tant que je suis assis.
Actuellement je cherche à savoir si je suis trans avec les données suivantes flottant dans ma tête :
_mère, donc assez ouverte d’esprit et me poussant à me découvrir (donc je suis en continuelle introspection)
_des grand-parents paternels particulièrement fiers de leur “grand garçon”
_milieu scolaire homophobe et transphobe (à part peut-être pour un ami qui trouverait cela “seulement” particulièrement bizarre, à la limite du dérangeant)
_mère particulièrement sexiste (ce qui pourrait être une des raisons de mon questionnements)
(je n’ai jamais eu l’occasion d’essayer des vêtements féminins (par discrétion et par impossibilité physique) et ne sais donc pas si comme beaucoup sur ce site ce type de vêtements m’est plus agréable à porter que leurs homologues masculins
_j’aime bien ma tranquillité et attirer l’attention avec une telle différence dans tous les milieux (scolaire comme familial) me terrifie tout simplement
Voilà voilà, vous savez tout, merci à tous ceux qui ont eu le courage de lire depuis le premier post et encore plus à l’avance à ceux qui pourraient m’aider à y voir plus clair en ce qui me concerne, et bonne chance à tous ceux et à toutes celles qui comme moi se cherchent.
Julia OU Floriand ?


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11 thoughts on “Témoignage – Moi ou moi ?

  • Nelly-Jasmine

    Ouvre tes yeux plus grands!
    Moi, je ne vois pas grand chose à assembler pour donner un tout dans ton témoignage. C’est comme si tu étais trop près de certains details. Prends ton envol, vois du pays, découvre tes facettes, ton indépendance et libère ton esprit de tous ces tracasseries superflues. Le confort est sûrement la récompense de joie dans le fait de se libérer, de prendre son envol. Va vers des gens qui te ressemble, te respecte et t’appuieront. 😉

  • JuFlo

    Je sais bien qu’il faudrait que je voie plus large mais actuellement cela m’est compliqué à cause de tous ces petits tracas. Par ailleurs je ne sais même pas si je connais une personne telle que décrite, qui puisse accepter l’hypothèse d’une telle différence (une certitude étant souvent, d’après mon ressenti, plus facilement acceptée qu’une hypothèse sur le même sujet).
    Merci de l’attention que tu portes à mes publications Nelly-Jasmine, ainsi qu’à la plateforme en elle-même de me permettre de m’exprimer 🙂

  • Nelly-Jasmine

    C’est un plaisir que de pouvoir s’exprimer librement dans le respect, comme on peut le faire ici!
    La question d’ouvrir ses horizons est pas juste une question de qui on est ou qui on fréquente, mais aussi de bouger pour rencontrer des personnes avec qui on a des affinités. Cest souvent plus important, un moment donné, de reconnaître, d’être reconnu, que de connaître (avoir des contacts c’est bien, mais…) Préparer sa mobilité, ses possibilités de découvrir de nouveaux horizons, commence par preparer son indépendance. Debuter par de petits boulots, tout en étudiant un ou des domaines et tout en gardant le cap! Ne jamais oublier pourquoi on fait tout cela. Être indépendant n’est pas juste une question d’argent, mais aussi de liberté de faire des choix, d’indépendance de raisonnement en ne se laissant pas influencer par Pierre, Jean, Jacques !
    Se dépêcher lentement, c’est avoir l’assurance que tu finiras par être content de toi et de la place que tu te seras créée, avec quelques vrais amis 🙂

  • JuFlo

    En principe j’arrive l’année prochaine en fac, ce sera l’occasion de rencontrer d’autres gens malgré ma timidité j’imagine, ce qui un bon point. Par contre depuis quelques temps (bah depuis que j’ai posé ma première question ici en fait), il m’arrive de me retrouver (peut-être simplement une impression) plus souvent avec juste un de mes parents, et il arrive que pendant ces moments, j’aie comme une pointe de regret, je pense au fait que si j’étais sûr.e d’être trans, ce serait un moment propice à faire le coming-out, car ce sont souvent des moment calmes avec une ambiance agréable, et j’éprouve alors à la fois la peur de faire quelque chose qui pourrait compromettre une réalisation de ma possible erreur à l’avenir, et le regret de ne pouvoir faire quelque chose qui pourrait me soulager (l’acte étant, vous l’aurez compris, le coming-out). Que faire ?

  • Nelly-Jasmine

    Dis-lui simplement que tu te questionnes présentement sur ton identité en tant que personne et le rôle que tu souhaites jouer dans ta vie, mais que des expériences, essais et erreurs seront nécessaires à ton équilibre; elle comprendra et elle saisira aussi que la suite viendra progressivement.
    Je te suggère cela parmi plein d’autres possibilités, car jai cru comprendre que ce parent avait une ouverture par sa patience, son intimité et sa bienveillance.
    Après avoir amorcé ce comming out, tu auras à le valider dans ta vie à toi (les essais/erreurs de toute vie). Trouver des sous et payer un sexologue n’est pas une dépense folle! Pour moi, à cette étape, cela passe avant l’automobile, par exemple.
    Sois heureux.se avant tout 😉

  • JuFlo

    Premièrement, ce genre de situation m’arrive avec mes 2parents et pourtant je ne me sens pas particulièrement proche d’eux (depuis que je me pose des questions sur mon identité de genre, j’ai par ailleurs le sentiment que l’écart se creuse de plus en plus).
    Ensuite lorsque je dois dire quelque chose à qui que ce soit, et que je trouve le sujet délicat ou gênant, j’ai tendance à “noyer le poisson” comme le dit mon père, et cette façon de m’exprimer exaspère, à juste titre je trouve, mon entourage. Ainsi le fait de faire un quelconque coming-out, sujet que je trouve particulièrement délicat, risque de réveiller ma mauvaise manie de tourner autour du pot et de susciter un certain agacement auprès de mon interlocuteur, quel qu’il soit, et donc de transformer un sujet de questionnement en sujet fâcheux, sujet à tensions, ce qui n’est bien sûr pas le but recherché si je tente d’aborder ce sujet.
    J’ai réfléchi au fait de tenter de le faire, auprès de mes parents, à l’aide d’un.e ami.e mais la situation reste la même bien que peut-être moins sujette à conflits, et pour le moment, alors que les vacances sont bientôt arrivées (et le bac plus proche que jamais) je ne vois pas à qui je pourrais me confier afin de me confier ensuite à mes parents. Si les vacances sont une période généralement agréable, elles risquent pour moi d’être la cause de la prolongation de ma gêne.
    Encore merci de lire et de m’aider à comprendre comment me dépatouiller dans ce mêli-mélo

  • Nelly-Jasmine

    Je ne suis pas dans tes souliers, mais si c’était moi qui vivait tout cela, je profiterais des vacances pour prendre congé des questions et de moi-même. Parfois, garder le silence, se détendre et faire des projets amusants permet de faire remonter les choses. Comme l’eau qui se clarifie après en avoir brassé le fond!
    Nous sommes des réponses ambulantes, alors laisse-toi vivre un peu; après tout, t’as tout ton temps pour te découvrir et t’épanouir. Il faut ensuite choisir ses combats et les interlocuteurs valables qui vont avec.
    Bon été 😉

  • JuFlo

    Sincèrement mêmes les vacances risquent d’être difficiles, en général pas moyen de me déplacer comme je le souhaiterai car soit chez de la famille, soit en sortie (enfin quand je serai parti.e de mon domicile pour la “grande aventure familiale) avec le soleil qui me ré-pousse (la soleillophobie ça existe ? x) ).
    Et puis après, pendant les vacances j’ai pour habitude de rester tranquillement chez moi, n’ayant jamais été très sociable, les sorties entre amis je connais pas beaucoup (même avec la fille avec laquelle je suis sorti précédemment, toujours sous l’identité d’un garçon “évidemment” c’étaient pas les sorties qui m’étouffaient). Donc je me retrouve assez souvent chez moi, et comme je connais par coeur cet endroit (heureusement je dirais) je vais avoir pas mal d’occasions de penser, et mes pensées risquent de beaucoup se diriger vers le sujet que tu me conseilles justement de mettre de côté.
    Par ailleurs étant donné que je rentre à la fac (en principe) l’année prochaine, j’aurai le mois de septembre tout entier durant lequel je serai absolument alone chez moi (a y est, de l’anglais pour pas mettre masculin+ .e ._.) et donc ce sera un mois encore plus propice à “d’éventuelles” réflexions sur moi-même, que faire dans ce cas ? J’ai peu d’occasions et de volonté de sortir de chez moi par-dessus le marché x)
    Merci encore de lire et de vous embêter à répondre à des problématiques qui doivent paraître bien ridicules parfois x)

  • JuFlo

    Au fait, je continue de feuilleter les témoignages et surtout questions concernant les transexuelles MtF et je suis tombé.e sur cette page https://alterheros.com/experts/?p=9335 dans laquelle il est question d’essais des trans d’éviter d’aller dans des toilettes publiques avant transition sexuelle, est-il possible que cet évènement puisse se produire de manière inconsciente ? Je ne me suis jamais posé la question mais que ce soit à l’école ou partout ailleurs, je ne me rappelle pas être allé.e souvent aux toilettes même si j’en avais envie, me persuadant la plupart du temps que j’aurais le temps d’arriver chez moi. Donc voilà, est-ce qu’il est possible qu’inconsciemment j’aie toujours évité les toilettes publiques pour “éviter” d’aller dans les toilettes réservées au “sexe auquel je ne m’identifierais pas” ?
    Merci encore d’avance de lire et d’apporter des indications concernant la réponse possible à cette question ^^

  • JuFlo

    Petit up de 3mois pour annoncer que j’ai mis un long moment à me décider mais que finalement j’ai sauté le pas d’en parler avec ma cousine (que j’ai préparée pendant toutes les vacances d’ailleurs) et qui a l’air de l’accepter, malgrès quelques difficultés à cerner les différents changements qui pourraient avoir lieu, ce qui la trouble naturellement ^^
    Merci pour l’aide fournie, je reviendrai aux nouvelles quand je commencerai un traitement hormonal (et oui, en parler avec ma cousine m’a donné un boost de courage) ^^