Est-ce qu’il y a un risque que je perde ma virginité ?


Bonjour j’ai 22ans et j’ai un copain nous nous adonnons a des préliminaires et la semaine dernière on a fait des frottements et puis la tête de son sexe est rentré dans mon vagin mais je n’ai pas eu mal et quand il voulait forcer il y avait un blocage comme s’il y avait un barrage et je voudrais savoir s’il y a un risque que je perde ma virginité et que je ne saigne pas lors de ma nuit de noces?

aussi je suis irrégulière dans mes cycles dans ce cas comment faire pour calculer ma période de fécondité sans risque de me tromper?
Adja

Bonjour Adja !

Merci de nous avoir écrit. Pour la première partie de ta question, il est évidemment difficile d’y répondre par internet. Tu mentionnes un blocage, il se peut que ce soit l’hymen, une membrane qui protège l’entrée du vagin. Dans plusieurs cultures, on considère que lorsque cette membrane n’est plus présente, la jeune fille n’est plus vierge. Mais, dans plusieurs cas, celle-ci peut se déchirer lors d’exercices physiques vigoureux, ou par exemple lors d’une séance d’équitation.

Tu mentionnes donc un blocage ; il s’agit peut-être de ton hymen donc on pourrait supposer qu’il est intact. Néanmoins, si tu as des préliminaires trop poussés avec ton copain, il se peut éventuellement que l’hymen se rompt, donc je te suggère fortement de faire attention de ce côté, si tu tiens à rester vierge jusqu’à ton mariage. D’ailleurs, n’oublie pas que les contacts sexuels entre le pénis et la vulve peuvent transmettre des infections transmissibles sexuellement, donc je te suggère de faire en sorte que ton copain mette un condom sur son pénis, pour plus de protection.

Pour la deuxième partie de ta question, il n’est pas toujours évident de calculer sa période de fécondité, surtout lorsqu’on n’est pas régulière. Je te suggère donc de parcourir différents sites sur la santé et la maternité, pour comparer les méthodes. Je ne pense pas, par contre, qu’une méthode soit sûre à 100%.

> Le petit calcul de la période de fécondité.

Le petit calcul de la période de fécondité pour les cycles réguliers est la méthode la plus simple et la plus efficace. L’ovulation se calcule d’après les cycles précédents. Elle survient 14 jours avant les règles suivantes.

> Le test d’ovulation.

Le test d’ovulation détecte la présence d’hormones dans les urines. C’est cette hormone qui provoque la libération de l’ovule chaque mois. On peut procéder à ce test quelques jours avant le milieu de votre cycle. Mais attention, si l’on attend que le test d’ovulation soit positif pour avoir un rapport fécondant, la femme ne sera jamais enceinte. Les rapports fécondants doivent se pratiquer AVANT l’ovulation, le plus souvent pendant les quatre jours qui précèdent l’ovulation théorique. Elle survient 14 jours avant le début des règles.

> La courbe de températures.

La prise de la température matinale au lever permet de détecter l’élévation de température qui se produit après l’ovulation lorsque le corps jaune de l’ovaire sécrète la progestérone. C’est la progestérone qui induit une élévation de 5 à 6 dixièmes de degré le lendemain de l’ovulation.

En prenant la température tous les matins pendant un à trois cycles, on va pouvoir déterminer s’il existe une ovulation et quand elle se produit. Ce sera la veille du premier jour lorsque l’on constate une élévation de température pendant deux semaines. L’ovulation se produit toujours la veille du premier jour de l’élévation de la température. La période de fécondité précède de quatre jours la date d’ovulation. Une fois cette courbe de température établie pendant deux ou trois cycles, il est conseillé de consulter son médecin pour un avis si on n’est pas enceinte d’ici là.

Notez aussi sur la courbe les événements qui pourraient perturber la courbe : prise de boissons alcoolisées, repas très copieux, infections grippales, sorties tardives, etc.

Voilà. N’hésite pas à nous réécrire pour d’autres questions !

François, pour AlterHéros.


About François Paquette

Impliqué au sein d’AlterHéros depuis 2004, François fait partie du conseil d’administration depuis 2005, à titre de vice-président puis de directeur de l’intervention. Il occupe ce poste de mai 2005 à mai 2007, puis de novembre 2007 à maintenant. Diplômé de l’UQAM en sexologie et de l’Université McGill en travail social, il a été employé dans de nombreuses organisations communautaires allosexuelles montréalaises, telles que la CJMLH et le REJAQ, en plus de travailler dans différents endroits du réseau de la santé.

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