Est-ce qu’il y a des risques de transmission de maladies en ayant des contacts sexuels entre filles ?


est -ce qu’en fesant l’amour prune contre prune avec une fille, je pourrais attraper une mts ?

Salut Caudia,

Je te remercie d’avoir pensé à nous écrire. Tu t’inquiètes à propos du risque de transmission d’infections transmises sexuellement (ITS) en faisant l’amour à une femme.  Le contact “peau-à-peau” peut effectivement conduire à la transmission de certaines infections. Le virus du papillome humain (le VPH) qui cause entre autres des condylomes (verrues génitales) en est un exemple. On mentionnera aussi le virus de l’herpès simplex qui entraîne des ulcères douloureux et pour lequel on ne compte malheureusement pas de traitement curatif (c’est-à-dire que la personne porteuse demeure porteuse toute sa vie). Un ulcère de syphillis, appelé chancre, peut lui aussi conduire à une infection par le simple contact entre la peau saine et la lésion infectée. Le risque de transmission du VIH, quant à lui, n’est pas problématique s’il n’y a pas d’échange de sécrétions corporelles (ie le contact peau-à-peau seul, si la peau est intacte, est sécuritaire). On peut cependant acquérir le VIH lorsqu’il y a mélange de sécrétions vaginales (par le partage de jouets sexuels sans condom, par exemple).

Bref, à moins de conserver vos vêtements, le contact peau-à-peau entre deux personnes, peut importe leur genre ou leur sexe présente un risque pour les ITS décrites ci-haut. C’est pourquoi une bonne communication entre partenaires peut être très aidante pour discuter de vos craintes et des façons de se protéger. Un test de dépistage peut également être fait dans le but de prévenir toute transmission, car n’oublie pas que certaines maladies n’ont pas de symptômes apparents.

J’espère t’avoir éclairé un peu sur le sujet.

Merci pour ta question,

Frédéric Picotte
Médecin de famille


About Frédéric Picotte

Frédéric est médecin de famille pratiquant dans la région de Shawinigan. Il a complété en mai 2008 mon doctorat en médecine à l’Université McGill et deux ans plus tard sa spécialité en médecine familiale via l’Université de Montréal. C’est l'une de ses amies, étudiante en psychiatrie, qui lui a présenté AlterHéros en 2008. Elle cherchait alors un bénévole qui répondrait de manière plus spécifique aux questions à thème « médical », ce qui a constitué la majeure partie de sa contribution jusqu’à maintenant.

J’aime m'impliquer à AlterHéros car on peut rejoindre et rassurer beaucoup de gens, peu importe l’âge, l’orientation sexuelle ou la culture. Je trouve intéressant que la majorité de nos visiteurs soient de jeunes internautes et qu’on puisse donc leur fournir une information de qualité et un espace pour poser des questions qu’ils auraient du mal à obtenir autrement.

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