Savez-vous s’il est possible de débuter une hormonothérapie avec l’aide de ressources et cliniques situées dans les Basses Laurentides?


Bonjour!

 

Je suis une personne trans/genderfluid (MtF), j’ai 24 ans et je suis situé dans les Laurentides. J’ai découvert mon identité de genre depuis bientôt un an, et après plusieurs questionnement je me sens enfin prête et à l’aise entreprendre les démarches pour affirmer mon genre, entre autres avec l’hormonothérapie. Par contre, j’ai un embûche au niveau de ma médecin de famille… Elle est supportive, mais elle dit ne pas avoir les connaissances pour procéder et m’a conseillé d’aller me renseigner sur des cliniques.

 

J’ai donc tombé sur des questions avec la même embûche (si seulement j’avais ces questions avant, j’aurais pu renseigner ma médecin!) et j’ai pu comprendre qu’il y a l’option du consentement éclairé. Par contre, les organismes ou les cliniques qui ont été mentionné sont situé à Montréal.

 

Voici donc ma question : Savez-vous s’il est possible de débuter une hormonothérapie avec l’aide de ressources et clinique situé dans les (basses) Laurentides?

 

Ma question peut sembler simple, mais depuis que j’ai eu cette réponse par ma médecin, je me sens seule dans le processus et il m’est dur de trouver des réponses à mes questions..

 

Sinon, juste pour être sûre, s’il n’y a rien de disponible pour moi dans les environs, serais-je accepté à Montréal quand même, ou bien les cliniques desservent seulement les habitants de leur ville?

 

Merci énormément pour votre temps et toutes vos réponse!

 

Bonjour Lapin!

 

Lorsque nous publierons ta question sur le site nous utiliserons un pseudonyme pour garder ta confidentialité. Les adresses courriels ne sont jamais publiées.

 

Merci pour ta question! En effet, une bonne partie des ressources pour la transition médicale sont centralisées à Montréal 🙁 

 

Par contre, il y a certaines choses que tu pourrais faire pour tenter de convaincre ton médecin de famille. Il existe trois protocoles de soins destinés aux médecins visant l’accompagnement à la prise en charge hormonale. Même avec peu d’expérience, les médecins général ont la capacité de prescrire des médicaments, incluant des hormones, et faire des prises de sang. À priori rien ne les empêche de suivre des patient·e·s trans sous hormonothérapie. 

Bref, voici les protocoles que tu pourrais lui partager :

 

Le Dr. Charles-Olivier Basile de la clinique 1851 coordonne une communauté de pratique pour offrir des conseils et du mentorat aux professionnel·les de la santé voulant commencer à prescrire l’hormonothérapie à des patient·e·s trans. Il serait sûrement possible pour ton docteur de recevoir ce suivi à distance. En plus des particularités médicales, cette formation de Françoise Susset, psychologue spécialiste en santé trans, pourrait aussi être très utile.

 

Pour trouver un·e professionnel·le de ta région tu pourrais consulter la liste de l’ISMH, il s’agit d’un fichier Excel que tu peux trier par régions, ou encore utiliser la fonction recherche (Ctrl + F) pour trouver des professionnel·les des Laurentides. Il y a aussi les listes de Projet 10 et du Centre de lutte contre l’oppression des genres, mais celles-ci sont plus centrées sur les professionnel·les de Montréal et des environs.

 

Dans les Laurentides, ça pourrait valoir la peine de contacter la Clinique ID et le groupe ALLO, peut-être qu’une personne à l’un ou l’autre endroit aurait un contact trans-affirmatif à te proposer.

 

Plusieur·e·s professionnel·les de Montréal suivent des patient·e·s en région, c’est une alternative valide si les options précédentes ne fonctionnent pas. Il est possible que tu doive te déplacer à l’occasion pour certains suivis médicaux, est-ce que c’est possible dans ton cas? 

 

Enfin, tu trouveras beaucoup d’informations précises sur l’accès à l’hormonothérapie sur le site transitionner.info, je te conseille d’y jeter un coup d’œil!

 

J’espère que ma réponse te donnera quelques pistes pour répondre à tes questions! Tu peux toujours nous écrire si tu en a d’autres,

 

Maxim·e, intervenant·e pour AlterHéros

Iel/they/them, accords neutres


About Maxim-e

Impliqué‧e dans le milieu communautaire 2SLGBQTIA+ depuis plusieurs années, Maxim·e a une place spéciale dans son coeur pour les jeunes de la diversité sexuelle et de genre. C'est ce qui l'a poussé à entamer un Baccalauréat en sexologie à l'UQAM. Iel s'engage à améliorer l'inclusion et la célébration des diversités, des trajectoires atypiques et de touste celleux qui ne rentrent pas dans les cases. Plus récemment, iel commence à s'intéresser à la santé mentale, au self-care, à l'abolition du capitalisme et au repos une fois de temps en temps. Fervent‧e amateur‧e de pluie, ses couleurs préférées sont le gris et les arcs-en-ciel.

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