Est-ce normal que j’aime tant la pénétration anale ? Pourtant je suis hétéro !


Bonjour M. !

D’un point de vue essentiellement physique, l’anus et le rectum sont pourvus de plusieurs terminaisons nerveuses, c’est pourquoi il est possible, pour les hommes comme pour les femmes, de ressentir du plaisir lors de la pénétration anale. De plus, pour les hommes, la pénétration anale peut stimuler la prostate, ce qui peut amener un plaisir encore plus grand.

Les gens qui n’aiment pas la pénétration anale peuvent amener plusieurs raisons, toutes parfaitement valables : la douleur ressentie lors de la pénétration, ou le refus, personnel ou culturel, de pratiquer la pénétration anale.

Donc, les hommes, tant hétérosexuels qu’homosexuels, ont la possibilité physique d’avoir du plaisir anal, mais les interdits sociaux présents dans la majorité des cultures font en sorte que se faire pénétrer est interdit ou fortement tabou pour un homme hétérosexuel.

De plus, il ne faut pas oublier que de nombreux hommes homosexuels détestent se faire pénétrer, parfois en raison de la douleur ressentie, parfois parce qu’ils ne se voient pas dans le rôle passif, ou pour toutes sortes d’autres raisons.

Certaines femmes sont à l’aise de pénétrer leur conjoint, à l’aide d’un godemiché (Dildo) ou d’un autre objet. D’autres femmes, par contre, le sont beaucoup moins, et c’est un sujet encore tabou… si, dans le présent ou dans le futur, vous avez une conjointe, vous pouvez éventuellement lui en parler, si vous sentez qu’elle pourrait être ouverte à cette possibilité.

En espérant vous avoir aidé,

François, pour AlterHéros.


About François Paquette

Impliqué au sein d’AlterHéros depuis 2004, François fait partie du conseil d’administration depuis 2005, à titre de vice-président puis de directeur de l’intervention. Il occupe ce poste de mai 2005 à mai 2007, puis de novembre 2007 à maintenant. Diplômé de l’UQAM en sexologie et de l’Université McGill en travail social, il a été employé dans de nombreuses organisations communautaires allosexuelles montréalaises, telles que la CJMLH et le REJAQ, en plus de travailler dans différents endroits du réseau de la santé.

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