Dois-je envisager un traitement, une opération, car j’aime m’habiller en femme ?


Bonjour Christine !

Merci de nous avoir écrit. Tu es loin d’être seule à vivre cela ! Plusieurs personnes vont vivre la même situation, mais dans des contextes différents. Pour bien répondre à ta question, il faudra donc mieux cerner tes intérêts et tes motivations.

Premièrement, certains hommes s’habillent en femme pour le plaisir, pour la détente. Ces hommes sont à l’aise avec leur apparence “de départ”, c’est-à-dire leur apparence masculine, mais préfèrent pour différentes raisons prendre les caractéristiques de l’autre sexe dans certains contextes. Dans ces cas, les traitements – hormones – ou les opérations sont habituellement déconseillés, puisque la personne garde également un intérêt à vivre en homme.

Par contre, pour d’autres personnes, prendre des vêtements ou caractéristiques de l’autre sexe s’inscrit dans une démarche plus grande de transsexualité, c’est-à-dire un changement de sexe. Ces personnes désirent vivre à temps plein dans l’autre sexe, à être reconnu comme tel envers sa famille, ses amis, ses relations, etc. Donc, dans ce contexte, une consultation médicale pour une éventuelle prise d’hormones et une thérapie sont habituellement la marche à suivre.

C’est donc à toi d’analyser ce que tu désires : aimes-tu t’habiller en femme de manière régulière mais à temps partiel, ou désires-tu devenir une femme à temps plein ? Cette réflexion guidera probablement les prochaines étapes de ta démarche…

Merci et n’hésite pas à nous réécrire pour d’autres questions

François pour AlterHéros.


About François Paquette

Impliqué au sein d’AlterHéros depuis 2004, François fait partie du conseil d’administration depuis 2005, à titre de vice-président puis de directeur de l’intervention. Il occupe ce poste de mai 2005 à mai 2007, puis de novembre 2007 à maintenant. Diplômé de l’UQAM en sexologie et de l’Université McGill en travail social, il a été employé dans de nombreuses organisations communautaires allosexuelles montréalaises, telles que la CJMLH et le REJAQ, en plus de travailler dans différents endroits du réseau de la santé.

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