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Mon professeur a utilisé le pronom ”they” pour s’adresser à ...

Bonjour, Pendant un de mes cours à l'école (à distance), mon professeur, ne connaissant pas mes pronoms, a utilisé le pronom "they". Je n'avais jamais été identifié avec ce pronom auparavant et lorsque je l'ai entendu prononcé mon nom suivi de ce pronom, j'ai eu une drôle de sensation que je n'arrive pas à expliquer. C'était étrange mais agréable à la fois... Je me suis toujours identifiée comme étant une femme malgré qu'étant jeune, je connaissais que très peu de chose sur la communauté LGBTQ+ (et qu'est-ce qu'était l'identité du genre, à part la binarité). À cause et depuis cet évènement, je me demande ce que cela signifie sur mon identité du genre. J'ai commencé à me poser des questions: est-ce que je suis genderfluid ou bien non-binaire ?; est-ce que je serais quelque part dans le spectrum de la transidentité sans le savoir ?; est-ce qu'en fait, ça veut dire que ma présentation doit changer ou je ne sais quoi ? Je sais que c'est temps-ci, j'expérimente beaucoup avec la part féminine en moi au niveau du maquillage et des vêtements. J'adore aussi le style androgyne et/ou masculine. Je ne sais pas si ça veut dire quoi que ce soit par rapport à moi mais, j'aime énormément m'amuser avec ma présentation plus féminine ou masculine; malgré que je voudrais vraiment pouvoir trouver un moyen de me présenter comme "entre les deux". Rachel



Est-ce que j’ai des préjugés concernant le polyamour? Comment supporter ...

Bonjour, c’est vraiment apprécié que vous répondiez aux questions, merci! Je me sens inquiète par rapport à une amitié. Une de mes meilleures amies a eu un parcours assez malchanceux en amour. Là elle commence une nouvelle relation avec une femme un peu plus âgée (pas une grande différence, rien d’inquiétant de ce côté, sinon peut-être que la copine peut donner l’impression d’avoir « plus d’expérience de vie », donc un « meilleur » jugement). Ce qui me fait peur, c’est que j’ai l’impression que la nouvelle copine (appelons-la Germaine) est en train de « brainwasher » mon amie avec ses idées sur le « polyamour ». Je mets des guillemets pas parce que je crois que ce n’est pas correct d’avoir plusieurs relations en même temps, mais parce qu’il me semble qu’il y a beaucoup de petites choses bizarres qui accrochent dans le « polyamour » expliqué par Germaine. 1- elle laisse parfois entendre que le polyamour, c’est dans la nature humaine, que tout le monde serait mieux en étant poly. Et elle fait des blagues ou change de sujet quand on essaie de creuser plus la question avec elle pour mettre des nuances (je suis d’accord que ce n’est pas contre nature de faire le polyamour, mais de là à dire que ce serait mieux pour tout le monde, c’est trop poussé je trouve. C’est comme dire que les personnes qui ne veulent pas de relations amoureuses ou qui sont monogames sont toutes des moutons qui n’assument pas leur vraie nature... C’est impossible qu’un seul modèle de relation puisse être universellement le meilleur, ça ne marche pas comme ça, les humains...) 2- Germaine est beaucoup beaucoup dans le « tout le monde est responsable de ses émotions ». À la base, ça me semble un bon fond, mais j’ai l’impression qu’elle le tourne discrètement de manière à « ne pas assumer l’impact que son comportement a sur les émotions des autres » et qu’elle se déresponsabilise ou se désunit par rapport à mon amie... Comme si elle est là tant que mon amie est de bonne humeur, a du temps et de l’attention pour elle, mais dès que c’est délicat parce que c’est nouveau et insécurisant pour une personne mono d’être en relation poly, tout d’un coup elle se fait moins présente pour « laisser la personne gérer ses propres émotions »... Je trouve que c’est comme si elle n’est pas empathique avec mon amie. Qu’elle ne veut pas l’accompagner dans le processus pour trouver un terrain harmonieux ensemble. Qu’on dirait que c’est à mon amie de faire tous les ajustements et tout le travail émotionnel toute seule, que Germaine sera seulement là pour les moments faciles et sera culpabilisante que des fois des choses soient difficiles pour mon amie. 3- elle a beaucoup tendance à parler « en théorie » et de comment tel truc est mieux en théorie et devrait être comme ça en théorie, mais je trouve qu’elle laisse peu de place pour concrètement les humains ne vivent pas en théorie. Des fois on peut savoir une chose en théorie mais quand même avoir de réelles émotions difficiles (tristesse, solitude, jalousie, insécurité, etc.) et se dire qu’en théorie on ne devrait pas ressentir ça, ça n’aide pas à régler ce qui se passe dans les émotions et la relation. Je pense que des fois ça ajoute du poids à ce que mon amie peut ressentir et la fait sentir comme si elle exagère, en demande trop, est immature, ne réfléchit pas bien... Ça coupe la communication et la confiance je trouve 4. je trouve ça bizarre que son historique de relations amoureuses poly soit par hasard entièrement avec des femmes d’au moins 4 ans de moins et des femmes qui avaient peu ou pratiquement pas d’expérience poly... Ce n’est pas suffisant en soi pour être malicieux, mais ça m’inquiète de penser qu’elle s’est surtout retrouvée avec des femmes qui avaient systématiquement le même débalancement niveau « qui semble avoir le plus gros bout du bâton ». 5. je trouve que des fois elle négocie des règles qui n’ont pas le même poids pour l’une et pour l’autre... Ca ne me semble pas vraiment ok de se dire des exemples comme « on peut toutes les deux voir d’autre monde, donc c’est égal au niveau du travail sur soi, la jalousie et l’insécurité »... Il me semble que c’est facile de dire que toi tu n’en vis pas de jalousie et que tout va bien, quand tu es la seule qui a d’autres relations et que tu sais pertinemment que ta blonde de voir ailleurs de son côté. Se rattacher à « oui mais si c’est toi qui voyait d’autres personnes, moi je dealerais avec, c’est juste qu’en ce moment ça adonne que c’est moi qui est avec d’autres des fois » je trouve ça hypocrite et vicieux, parce que mon amie lui a dit très clairement qu’elle n’en voulait pas d’autres relations amoureuses ou sexuelles pour elle-même. C’est facile de « tenir parole » quand on ne s’engage à rien de concret. 6. D’une certaine manière, j’ai l’impression que Germaine isole un peu mon amie, tacitement. Elle parle souvent de la société monomaniaque et de tous les bâtons dans les roues que des gens qu’elle croyait proches d’elle ont essayé de lui mettre. Elle dit à mon amie de se méfier du regard que les gens posent sur la relation, même de ceux à qui elle fait confiance, parfois même surtout de ceux qui sont proches. Que leur jugement n’est que des préjugés nocifs ou de la projection... Je pense que c’est vrai que comme société on ne laisse pas assez de place à d’autres modèles qui devraient être acceptables. C’est vrai que mes idées sont teintées : je suis mono en partant et en plus la société me répète que c’est la bonne chose à faire. Je pense que c’est vrai qu’il y a beaucoup de préjugés et que des gens poly doivent toujours se faire remettre dans la face les craintes que le monde mono peut projeter dessus. Malgré tout, la posture de Germaine m’inquiète. Parce qu’on dirait que c’est lentement installer que le monde va certainement critiquer à tort notre relation parce que c’est du polyamour et que le monde est intolérant. Mais ça permet aussi de défaire les critiques légitimes qui seraient liées à « la relation est déséquilibrée ou malsaine parce qu’elle est déséquilibrée ou malsaine, faire le mono ou polyamour n’a juste aucun rapport là dedans » en les déguisant en polyphobie (je ne suis pas sûre que c’est un mot, ou le bon mot, pardon si c’est mal utilisé). Bref, ça se fait toujours plus discrètement et sporadiquement que ce que je décris, là j’ai mis la loupe, mais je m’inquiète. Pensez-vous que je m’en fais trop pour rien et que c’est mes préjugés de monogame qui embarquent, en plus de mon envie de base que mon amie soit avec quelqu’un d’aussi bien qu’elle? C’est subtil, mais on dirait que Germaine prend plein de valeurs avec lesquelles on peut juste être d’accord (embrasser sa vraie nature, être responsable de soi, vouloir être la meilleure version de soi, croire en la confiance et en l’amour, explorer des nouvelles expériences et mentorer des personnes moins expérimentées, établir des règles claires et symétriques, ne pas se laisser écraser par la pression normative...) et qu’il a souvent une petite twist quelqu’un part, quelque chose comme une fausse note camouflée. Que croyez-vous? J’ai très peur et me sens très investie parce que mon amie est vraiment, mais vraiment(!!!) une bonne fille. Et j’ai peur qu’elle se fasse écraser dans sa bonne foi, son envie de grandir et de devenir une personne plus souple, plus empathique, etc. Toute notre gang voudrait la voir dans une relation sweet et belle. Mais là on sent déjà une espèce de barrière se mettre. Elle est dans l’étape du début du grand amour, complètement séduite par Germaine et fait pleinement confiance à Germaine. Des fois à un niveau qui nous effraie. À cause de commentaires plates de certains, elle est réticente à parler de sa relation avec tous les amis, dit qu’on ne peut pas comprendre, que ce n’est pas pareil, etc. Moi je crois que des petites choses peuvent changer, c’est vrai qu’on ne comprend pas exactement tout parce qu’on n’a pas la même trajectoire. Mais qu’en général, ce qui devrait s’appliquer au polyamour est bon pour toutes les relations (communication honnête, écoute, empathie, ententes claires et conscientes, investissement de soi, respect de l’autre et de soi...). Et ces belles valeurs que Germaine décrit dans l’idéal, je ne trouve pas qu’elle en est à la hauteur dans la vie de tous les jours. Quand j’essaie d’aborder ce que je vois, ce qui me semble advenir de notre amitié et les signaux de « il faudrait corriger certaines affaires par rapport à Germaine » mon amie prend de la distance ou assume que tout est mis sur le dos des réticences de personnes monos... Quand j’essaye de souligner la dissonance qu’il y a entre ce que mon amie dit qu’elle veut/aime et ce qui se passe concrètement, ça peut avoir l’air de vouloir ruiner une relation à cause de mon incompréhension du polyamour. Que pensez-vous que je puisse faire et doive faire dans ce cas? Est-ce que mes préjugés m’aveuglent? Est-ce que c’est plutôt Germaine qui met de la poudre aux yeux? Tout ça mélangé? Comment démêler la situation? Merci de votre présence Orsini  



Je pense que je pourrais être heureux avec une fille, ...

Bonjour , je vais avoir 17 ans et je suis complètement perdu dans mon orientation sexuelle, cela entraîne beaucoup de gros coups de déprime. Voilà depuis plus d'un an, je sors avec que des garçons car je suis attiré physiquement et sexuellement vers eux. Je n'ai réussis à rester avec aucun d'entre eux car je me sentais mal , j'étais dégouté après l'acte et je cessais à chaque fois la relation. Je ne suis jamais sortis avec une fille car au collège j'étais pas physiquement attirant mais cela a changé. J'ai l'impression au plus profond de moi que c'est avec les filles que je pourrais être heureux , mais je n'ai pas confiance en moi et je ne me sent pas attiré sexuellement. Merci d'avance de votre réponse.