Mon partenaire est atteint d’une maladie auto-immune, y-a-t-il un risque de transmission ?


Bonjour,
J’ai fait la connaissance d’un partenaire potentiel pour relation gay, il est atteint par une maladie auto-immune y a-t-il un risque à recevoir son sperme dans l’anus ?
Cordialement
Pégase
Salut Pégase,
Je tiens d’abord à te remercier pour l’intérêt que tu démontres envers notre site.  Tu es inquiet parce que ton partenaire souffre d’une maladie auto-immune et tu veux en savoir plus sur le risque de transmission.
Les maladies auto-immunes sont un ensemble de maladies où le système immunitaire prend pour cible le corps lui-même, au lieu de s’attaquer aux germes et microbes comme il devrait normalement le faire.  Un exemple commun est le diabète de type 1 où le système immunitaire détruit certaines cellules du pancréas et anéantit donc la production de l’insuline.  D’autres exemples sont l’hypothyroïdie, l’arthrite rhumatoïde et le vitiligo, où des anticorps sont dirigés contre la glande thyroïde, les articulations et la peau. Bien que très désagréables pour le patient, ces conditions ne sont pas transmissibles sexuellement ou par contact quel qu’il soit.  La plupart ont une composante génétique (c’est-à-dire que tu aurais plus de chance d’acquérir une de ces maladies si un de tes parents en souffrait), mais pas de liens avec tes fréquentations ou l’exposition au sperme de ton partenaire.
Méfie-toi cependant du risque très réel de contracter le VIH qui conduit au SIDA (syndrome de l’immunodéficience acquise), qui est une infection virale qui amène avec le temps une dysfonction du système immunitaire. C’est une maladie du système immunitaire, mais pas une maladie auto-immune. La différence est primordiale, car le VIH est hautement transmissible si la charge virale est détectable et commande le port du condom en tout temps pour préserver ta santé.
Espérant le tout clair, sincèrement,
Dr. Frédéric Picotte
Médecin de famille


About Frédéric Picotte

Frédéric est médecin de famille pratiquant dans la région de Shawinigan. Il a complété en mai 2008 mon doctorat en médecine à l’Université McGill et deux ans plus tard sa spécialité en médecine familiale via l’Université de Montréal. C’est l'une de ses amies, étudiante en psychiatrie, qui lui a présenté AlterHéros en 2008. Elle cherchait alors un bénévole qui répondrait de manière plus spécifique aux questions à thème « médical », ce qui a constitué la majeure partie de sa contribution jusqu’à maintenant.

J’aime m'impliquer à AlterHéros car on peut rejoindre et rassurer beaucoup de gens, peu importe l’âge, l’orientation sexuelle ou la culture. Je trouve intéressant que la majorité de nos visiteurs soient de jeunes internautes et qu’on puisse donc leur fournir une information de qualité et un espace pour poser des questions qu’ils auraient du mal à obtenir autrement.

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