Comment trouver une aiguille LGBT dans une botte de foin hétéro! 1


Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, il m’arrive souvent de vouloir lire des livres où il y a des personnages allosexuels. Souvent, je vais voir les auteurs de la maison d’édition de l’Arc-en-Ciel littéraire afin de pouvoir trouver de tels livres, car je n’ai pas toujours la patience de trouver le livre LGBT de la librairie.

Ce que je trouve dommage, c’est que, trop souvent, ou bien l’allosexualité n’est pas mentionné dans le livre, soit c’est l’élément central de l’intrigue. Cependant, il y a un an, je suis entrée dans une librairie ayant en tête de trouver un roman policier qui m’avait été conseillé. Le seul problème est que j’adore le fantastique et que les romans policiers de cette libraire étaient vraiment placés juste à côté de ceux-ci. Alors, cela ne m’a pas pris beaucoup de temps avant de complètement abandonner mes recherches du roman policier en question et de regarder les romans fantastiques qu’il y avait.

Dernier héraut-mage, Le T01: La proie de la magie

Alors, en prenant un roman sur deux pour en lire la quatrième de couverture, je suis tombée sur ces phrases : « Mais ce sont des leçons bien différentes qu’il y recevra: là-bas, Vanyel va plonger dans les intrigues de cour, et rencontrer l’amour. Un amour profond et absolu, qui lui fera découvrir ses propres Dons magiques… ». Nul part dans le résumé, il est indiqué quel est le sexe de cet amour…

Puisque je n’ai jamais eu de problème à connaitre une histoire avant de la lire (eh oui ! je suis du genre à lire le dernier chapitre d’un roman policier avant de décider si je le lis ou non!), je n’ai fais ni une ni deux et j’ai ouvert le livre en plein milieu pour vérifier quel était l’orientation sexuelle du personnage principal pour me rendre compte qu’il était très probablement homosexuel ou bisexuel.

Je me décide donc à l’acheter afin d’y être fixé, car le livre n’était pas dans la section LGBT de la librairie.

Commençons donc par un bref résumé du livre. Je me suis librement inspirée des résumés provenant, entre autres, des sites de Renaud-Bray et Archambault, sinon, j’aurais inévitablement divulgué un punch!

« Enfant, Vanyel voulait être barde, mais il est l’Héritier du Domaine de son père. A ce titre, on attend de lui qu’il se comporte comme les guerriers de sa famille. Mais le jeune homme, beau et fragile, n’aspire qu’à la musique dans laquelle il se réfugie. Il essaie cependant de plaire à son père tout en trouvant son propre style – entrainant une confrontation avec son maître d’arme qui se solde par un bras cassé. Méprisé par son père et ses frères, il est envoyé auprès de sa tante Savil, Héraut-Mage chargée de reprendre en main son éducation. Mais ce sont des leçons bien différentes qu’il y recevra: là-bas et au sein des intrigues de cour, il va apprendre à se découvrir lui-même, ce qui l’amènera à rencontrer l’amour. Un amour profond et absolu, qui lui fera découvrir ses propres Dons magiques… impossibles à contrôler, même par Savil. Or, tant que Vanyel n’aura pas appris à les maîtriser, ils menaceront non seulement sa vie, mais aussi tout Valdemar. »

Okay, je l’avoue, le résumé du livre sonne kitch.

Le titre du livre est La proie de la magie et il s’agit du premier tome de la trilogie du dernier Héraut-Mage écrit par Mercedes Lackey. Pour ceux qui aiment le fantastique et qui voudraient en lire un où un personnage est gay, je vous le recommande. C’est une histoire linéaire, un peu à l’eau de rose, qui est facile à suivre et très agréable à lire en fin de session comme je le suis en ce moment.

Cette trilogie s’insère dans une œuvre plus grande de l’auteure. En effet, l’auteure s’est basée sur le principe de Marion Zimmer Bradley (le cycle des Dames du lac). Le principe est fort simple. Plusieurs trilogies forment un monde vraiment complet. Je vous explique. La trilogie dont je vous parle est la deuxième d’une longue série de trilogie racontant et se déroulant en Valdemar lors de plusieurs époques. La première trilogie commence en l’an – 1000 et la dernière se passe environ en l’an 1500. Cependant, même si je n’ai pas lu la première trilogie, je n’ai eu aucune difficulté à suivre la trilogie du dernier Héraut-Mage.

Je n’aime pas beaucoup noter les livres, mais pour le bienfait de la cause, je lui donnerais une note de  3,5/5. La roue n’a pas été réinventée et je trouve que le livre nous prend peut-être légèrement trop par la main, mais il y a un personnage gay et ce sujet est bien abordé. En effet, un jeune découvre son homosexualité dans un monde très homophobe et ce n’est pas toujours rose pour lui, sans que cela tombe toutefois trop dans le mélodramatique.

Petite précision. Ce livre a été traduit de l’anglais. Je vous conseille donc de faire attention à la version française que vous aller prendre si vous voulez lire la traduction française. En effet, en faisant mes recherches, je me suis rendue compte qu’il existait deux versions de la traduction. La première à avoir été faite l’a été trop vite et ne compte qu’à peine 200 pages. Il y a donc plus de la moitié du livre qui y a été coupée. Je vous conseille fortement de prendre le livre de 500 pages (maison d’édition milady). Si vous êtes assez à l’aise en anglais, lisez-le dans sa version originale.

Si jamais vous trouvez des romans où l’allosexualité fait partie de l’histoire sans en être la raison d’être du livre, suggérez-les moi !!!!

Titre : Dernier héraut-mage, Le T01: La proie de la magie (traduction française). (Version originale – The Last Herald Mage T01 Magic\’s Pawn)
Auteur : Mercedes Lackey
Maison d’édition : Milady
Pages : ± 500 (attention, l’une des traductions française est incomplète et n’en compte qu’à peine plus de 200, bizarre…)
Catégories : Science-fiction/fantastique (roman d’amour)
Note: 3,5/5


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One thought on “Comment trouver une aiguille LGBT dans une botte de foin hétéro!

  • Navi

    C’est vrai que c’est très rare de trouver un roman avec des personnages homosexuels!! c’est une de mes quêtes profondes aussi quand je rentre dans une librairie! moins ces temps-ci, parce que je lis moins de romans et plus des essais littéraires et des documents d’études, mais peu importe!
    je ne suis pas fan de fantasy, donc le livre que tu décirs ne m’intéresse pas particulièrement, mais c’est surprenant de voir une histoire homosexuelle comme ça dans un livre du genre! j’avais été très suprise aussi en lisant un roman québécois dont le personnage principal était gay et dont l’homosexualité n’était même pas le centre du récit. C’était simplement un fait. Ok, le personnage est gay, il couche avec son boss. Sans plus. Pas de grande quête identitaire, pas de chichi avec l’acceptation, rien. Le personnage était gay et c’était normal qu’il le soit! J’en étais sciée! C’était, pour moi, du jamais vu!
    Bon, il faut que j’avoue que le roman était excessivement glauque, pour ne pas dire très dur et que je ne suggérerais pas sa lecture à tout le monde, mais si ça vous intéresse, c’est “Tiroir no. 24” de Michael Delisle. Ça raconte l’histoire d’un orphelin dans les années 60 si je ne m’abuse, qui grandit en même temps que le Québec et qui passe par un paquet de moments pas très drôles entre sa famille adoptive, sa relation avec son patron et bon je vous vendrai pas le punch, mais ça vaut la peine d’être lu, autant pour la forme que pour le fond. Et accessoirement pour l’homosexualité du personnage abordée d’une manière très originale.