Défense des droits de la personne et de l'homosexualité: le gouvernement Harper doit dénoncer l'Ouganda


Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, doit profiter du sommet des pays du Commonwealth qui se tiendra à Trinité-et-Tobago du 27 au 29 novembre pour affirmer haut et fort qu’un pays membre de cette organisation ne peut demeurer muet devant la position ignoble d’un autre de ses membres.

Advenant l’adoption de cette loi, une personne impliquée dans des activités de nature homosexuelle serait condamnée à une peine de prison à perpétuité. De surcroît, si elle avait des relations sexuelles avec une personne du même sexe de moins de 18 ans ou une personne séropositive, elle serait condamnée à mort.

Dans une exceptionnelle prise de position en faveur des personnes homosexuelles, le gouvernement canadien s’est porté à la défense des droits des gais et lesbiennes comme jamais il ne l’avait fait auparavant, en qualifiant « d’ignoble et haineux » le projet de loi de l’Ouganda.

Selon la Presse canadienne, le ministre d’État des Affaires étrangères, monsieur Peter Kent, a affirmé que le gouvernement canadien trouvera une occasion de transmettre un message fort à l’Ouganda.

« Le Canada devrait envoyer un message plus fort » d’affirmer monsieur Laurent McCutcheon, président de la Fondation Émergence. « Si la position du gouvernement Harper est louable, elle devrait cependant être contraignante : l’Ouganda doit être invité à se retirer des États membres du Commonwealth. Il est inacceptable que pareille organisation puisse admettre qu’un des leurs puisse violer les droits de la personne de manière aussi manifeste. Stephen Harper doit proposer à l’Ouganda de se retirer de l’organisation des pays membres du Commonwealth » de souhaiter monsieur McCutcheon.


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