Oy Vey! My Son Is Gay! Ou comment accepter l’homosexualité de son enfant


 

Rares sont les films qui mettent l’accent sur l’acceptation des parents de l’homosexualité de leurs enfants. Présenté en première mondiale le 29 aout dernier au Théâtre l’Impérial, lors du Festival des Films du Monde de Montréal, le film américain Oy Vey! My son is gay! a réussi ce tour de force avec brio, d’autant plus que le sujet est présenté sous forme d’une comédie qui saura faire rire un très large public.
Présence du producteur
Pour la présentation du film, le public montréalais a eu le bonheur de voir le producteur, réalisateur et co-scénariste Evgeny Afineevsky venir présenter lui-même son œuvre qui débute avec une belle petite introduction en animation. On y découvre alors la famille de Shirley, la mère, et Martin Hirsch, le père, (joués respectivement par Lainie Kazan & Saul Rubinek), qui comme toute bonne famille juive cherche à trouver LA jeune femme juive parfaite pour leur fils Nelson (John Lloyd Young), qui leur parait timide côté relations amoureuses.
Peurs d’affronter sa famille
Le fils Nelson, pour sa part, a déjà rencontré l’amour de sa vie. Mais il appréhende de le dire et de le présenter à sa famille, car celui-ci est catholique, italien et, pour le comble du malheur de ses parents, c’est un… homme! Le copain de Nelson, Angelo (Jai Rodriguez) comprend ces peurs, mais n’en peut plus de voir son chum vivre dans le placard. Il veut rencontrer enfin sa belle famille.
Mais difficile pour Nelson d’annoncer la « nouvelle » à ses parents, surtout à sa mère Shirley, une « force de la nature », telle que décrite par son conjoint, ultra volubile et loin d’être à l’écoute des tentatives répétées de confidences de son fils.
Dédramatiser l’homosexualité
À partir du moment où Shirley et Martin découvrent et déclarent « Oy Vey, my son is gay, » l’intrigue se déplace autour des parents et de leur démarche du refus total à l’acceptation et à l’amour de ce couple plutôt inattendu. C’est d’ailleurs Shirley, qui est la protagoniste du film et qui en porte sur ses épaules. Les répliques sont savoureuses, quoique frôlant parfois le cliché.
Ce film qui, à première vue, s’adresse aux personnes homosexuelles ou bisexuelles est en réalité film destiné à un très large public. En fait, par l’humour développé dans le film, le gens ayant eu ou ayant encore de la difficulté à accepter l’homosexualité d’un proche pourront ainsi dédramatiser quelque peu leur situation. Encore, ce film est idéal pour les personnes qui désirent parler de leur orientation sexuelle à des proches, tout en gardant une atmosphère détendue et ouverte à la discussion.
Un public satisfait
Un des spectateurs ayant assisté à la première, Alexis, a trouvé pour sa part que Oy Vey, my son is gay! est un bon film à voir pour le plaisir. « J’ai bien aimé le jeu d’acteur du séduisant Nelson. Par contre, Angelo était pathétique dans son rôle où le cliché féminin de l’homosexuel était trop exploité », a-t-il confié.
Quant à Julie, interrogée sur son appréciation du film, elle exprime sa joie. « Enfin un bon film d’humour sur le sujet de l’entourage d’un couple gai faisant son coming out et qui s’adresse à toute la famille. Ce film nous montre tout les enjeux d’une famille dans ce contexte sans tomber dans le piège du mélodramatique. Je me suis vraiment bien divertie et, en plus, j’ai été touchée par la déclaration d’amour de la mère pour son fils ». À voir!


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