Gays et lesbiennes doivent être traités de la même manière que tout le monde


La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, regrette que trop de pays continuent de criminaliser les relations sexuelles entre adultes consentants de même sexe et estime que les gays et les lesbiennes doivent être traités de la même manière que tout le monde.

« Les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, transsexuels sont des membres à part entière et égaux de la famille humaine et ont le droit d’être traités de la sorte », a déclaré Mme Pillay lors d’une table ronde de haut niveau sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre qui s’est déroulée jeudi au siège des Nations Unies à New York.

« L’idée que tous les êtres humains sont égaux mais que certains sont plus égaux que d’autres n’est pas acceptable. Aucun être humain ne devrait se voir refuser ses droits fondamentaux à cause de son orientation sexuelle ou de son identité sexuelle. Aucun être humain ne devrait être victime de discrimination, de violence, de sanctions pénales ou d’abus à cause de son orientation sexuelle ou de son identité de genre », a-t-elle ajouté dans un message vidéo.

La mort dans 10 États
Elle a rappelé que 10 États ont toujours des lois punissant de mort toute activité homosexuelle.

Selon elle, « nombre de ces lois, comme les lois de l’apartheid (en Afrique du Sud) qui criminalisaient les relations sexuelles entre adultes consentants de races différentes, sont des reliques d’un passé colonial et sont considérées de plus en plus comme anachroniques et en contradiction avec le droit international et les

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay

valeurs traditionnelles de dignité, d’inclusion et de respect de tous ».

Une soixantaine de pays ont appelé jeudi à la dépénalisation universelle de l’homosexualité se fondant sur le principe d’universalité des droits de l’homme consacré dans la Déclaration universelle de ces droits, dont on fête cette année le 60e anniversaire. Une déclaration a été lue pour la première fois en séance plénière de l’Assemblée générale de l’ONU par l’ambassadeur de l’Argentine au nom des pays qui la soutienne.

L’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme déclare que "tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits".

« Nous réaffirmons le principe de non-discrimination qui exige que les droits de l’homme s’appliquent de la même manière à chaque être humain, indépendamment de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre", ont déclaré ces pays qui se disent « profondément préoccupés par les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre".

Ils "condamnent les violations des droits de l’homme fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, où qu’elles soient commises, en particulier le recours à la peine de mort sur ce fondement, les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, la pratique de la torture et autres traitements ou peines cruels, inhumains et dégradants, l’arrestation ou la détention arbitraire et la privation des droits économiques, sociaux et culturels, notamment le droit à la santé".


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