Enquête sociale: la violence envers les gais et lesbiennes toujours un fléau!


 

Appuyé d’une méthodologie rigoureuse, ce document de 14 pages apporte clairement de l’eau au moulin de la communauté LGBT dans sa légitime revendication d’une politique nationale de lutte à l’homophobie, tel que proposé dans le rapport de consultation du Groupe de travail mixte contre l’homophobie : De l’égalité juridique à l’égalité sociale – Vers une stratégie nationale de lutte contre l’homophobie, déposé au ministre de la Justice du Québec en mars 2007.

En effet, selon les données recueillies, les gais, les lesbiennes et les bisexuels ont déclaré des taux plus élevés de victimisation avec violence, notamment d’agression sexuelle, de vols qualifiés et de voies de fait, que leurs homologues hétérosexuels. Les gais, les lesbiennes et les bisexuels se sont dits en outre moins satisfaits du travail effectué par la police que les hétérosexuels. À titre d’exemple, des proportions plus faibles de gais et lesbiennes et de bisexuels que d’hétérosexuels estimaient que la police faisait un bon travail lorsqu’il s’agissait de traiter les personnes équitablement (42 % des gais et lesbiennes et 47 % des bisexuels contre 60 % des hétérosexuels). De plus, la proportion de gais, de lesbiennes et de bisexuels qui ont déclaré avoir été victimes de discrimination était environ trois fois plus importante que celle des hétérosexuels. En outre, 78 % des gais et lesbiennes ayant fait l’objet de discrimination croient que cette discrimination était attribuable à leur orientation sexuelle, comparativement à 29 % des bisexuels et 2 % des hétérosexuels.

Pour Steve Foster, président-directeur général du Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL), il est inadmissible en 2008 et ce, des années après l’adoption de deux chartes des droits de la personne, de « constater que le fait d’être gai, lesbienne ou bisexuel(le) augmentait de façon significative le risque d’être victime d’un crime violent. Les gais et les lesbiennes sont deux fois plus susceptibles que les hétérosexuels d’être victimes et les bisexuel(le)s 4,5 fois plus susceptibles! De plus au chapitre des crimes domestiques, il est renversant de constater que 15 % des gais et des lesbiennes et 28 % des bisexuel(le)s ont été victimes de violence conjugale par rapport à 7 % des hétérosexuels. »

Avec de telles données, il y a urgence d’agir. Sans une politique musclée de lutte à l’homophobie et des mesures pour y donner suite, on court tête baissée vers une catastrophe qui pourrait être évitée, suffit d’avoir la volonté politique de le faire.


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