Les gais et les lesbiennes dans la ligne de mire de William Ryan et de Danielle Julien


Ces travaux serviront à évaluer les effets des conditions sociales, de la discrimination et de l’homophobie sur la santé physique et mentale des minorités définies par leur orientation sexuelle.

Les subventions accordées cette semaine par les IRSC aux différents projets serviront également à évaluer, au cours des trois à cinq prochaines années, les inégalités au plan des déterminants sociaux de la santé sur diverses catégories de personnes dont les enfants, les Autochtones, les jeunes en régions rurales et nordiques ainsi que les personnes âgées.

Des travaux intéressants à suivre
" Nous ne pouvons que nous réjouir que le comité d’évaluation des IRSC ait choisi le projet de Danielle Julien et de Bill Ryan. Dans la société actuelle, de nombreuses personnes en provenance des communautés LGBT vivent de la détresse, de l’isolement, du stress et sont souvent victimes de violence. Ajouter à cela un taux démontré de suicide des plus inquiétant à l’intérieur de la communauté LGBT et parmi les personnes vivant avec une maladie chronique tel le VIH/sida et nous avons ici plusieurs facteurs d’inégalités. Il sera intéressant de suivre ces travaux en regard des nos perceptions", a souligné Steve Foster, président de la TCLGQ.

L’honorable Tony Clement, ministre de la Santé du gouvernement du Canada en annonçant une enveloppe budgétaire de 14 millions de dollars pour différents projets de recherche des IRSC, affirmait que " L’investissement du gouvernement du Canada dans ces projets de recherche non seulement aidera les personnes vulnérables à vivre plus longtemps, de façon plus productive et en meilleure santé, mais aussi contribuera à renforcer nos communautés et à bâtir une meilleure société ".

Bâtir une société plus juste
La TCLGQ invite le ministre de la Santé, l’honorable M. Clement, à assurer sans tarder la récurrence d’un tel investissement. " Si le ministre de la Santé est sincère dans son désir de bâtir une société plus juste ou tous auront leur place, il doit s’assurer que l’ensemble des groupes composant la diversité canadienne puissent bénéficier de fonds de recherche récurrents. Ce qui n’est pas le cas présentement pour les chercheurs en général et encore plus vrai quand ces chercheurs veulent étudier de plus près les différentes réalités des communautés gaies, lesbiennes, bisexuelles transsexuelles et transgenre " a affirmé le président de la TCLGQ.


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